La dette privée « evergreen » : un nouveau modèle pour l’investissement non coté ?

Inspirés des stratégies patrimoniales des grandes fortunes et des pratiques de gestion des investisseurs institutionnels, les fonds dits evergreen s’imposent progressivement comme un pilier de l’investissement non coté.

Les chiffres confirment cette montée en puissance. Selon les estimations du fournisseur de données Novantigo, les encours des fonds evergreen et des ELTIF ont bondi de 73 % entre fin 2024 et septembre 2025, atteignant 93,4 milliards d’euros. À l’horizon 2030, ces véhicules pourraient représenter plus de 60 % des investissements en actifs privés.

Face à cet engouement et devant les difficultés rencontrées par la société de gestion Blue Owl, Scala Patrimoine décrypte les ressorts de ce modèle, appliqué à l’investissement en dette privée.

Fonds evergreen : une rupture avec le modèle traditionnel

Les fonds de private equity et de private debt classiques reposent sur un schéma bien connu : appels de capitaux successifs, période d’investissement étalée dans le temps, distributions tardives et capital immobilisé jusqu’à la liquidation finale du fonds. Ce fonctionnement expose l’investisseur à la fameuse courbe en J, caractérisée par des performances initialement négatives avant une création de valeur différée.

Les fonds evergreen s’inscrivent dans une logique radicalement différente.

  • Une structure perpétuelle, pensée pour le long terme

Contrairement aux fonds dits « millésimés », dont la durée de vie est généralement comprise entre 6 et 12 ans, les fonds evergreen ne disposent pas de date de clôture prédéfinie. Cette structure ouverte permet aux gérants d’investir en continu, sans contrainte de liquidation finale.

Résultat :

– le capital est déployé immédiatement,

– la courbe en J est atténuée structurellement, mais dépend du rythme de déploiement, du niveau de cash buffer (ou réserve de liquidités) et peut réapparaitre en cas de vague de défauts,

– et l’investissement commence à produire du rendement dès les premiers mois.

Autre différence majeure : l’investisseur effectue un seul apport initial, sans appels de fonds ultérieurs.

Comme le souligne Adrien Tourbet, responsable des investissements non cotés chez Scala Patrimoine : « La spécificité des fonds evergreen destinés aux investisseurs privés réside dans l’appel intégral du capital dès la souscription. Cette immédiateté d’investissement modifie profondément la dynamique de rendement : le capital n’est pas progressivement mobilisé, il travaille quasi instantanément. »

Dans le cadre de la dette privée, les intérêts générés peuvent être distribués régulièrement (le plus souvent trimestriellement) ou réinvestis, selon le choix de l’investisseur. Cette seconde option active un puissant mécanisme d’intérêts composés, optimisant la création de valeur sur le long terme.

  • Une liquidité encadrée

Autre spécificité clé : les fonds evergreen offrent une liquidité partielle. Des fenêtres de rachat sont généralement prévues chaque trimestre ou semestre, grâce à une poche de liquidités conservée par le fonds.

Il ne s’agit toutefois pas d’une liquidité comparable à celle des marchés cotés. Les fonds evergreen sont qualifiés de semi-liquides : la liquidité est possible, mais elle n’est jamais garantie. En cas de déséquilibre entre demandes de rachat et liquidités disponibles, les sociétés de gestion peuvent activer des mécanismes de proratisation des sorties (gates), différer une partie des rachats ou, dans des cas extrêmes, suspendre temporairement les opérations.

Des périodes de lock-up — souvent comprises entre 1 et 5 ans — peuvent s’appliquer, parfois assorties de pénalités en cas de sortie anticipée.

Adrien Tourbet tient à ce titre à préciser que : « ce n’est pas de la liquidité au sens strict des marchés publics, où les titres peuvent être vendus instantanément. On se situe à mi-chemin entre marchés privés et marchés cotés. L’horizon d’investissement reste long terme, généralement entre 5 et 10 ans. Les difficultés rencontrées par la société de gestion américaine Blue Owl sont d’ailleurs là pour nous le rappeler. »

  • Un enjeu central : le cash management

Sur la durée de vie du fonds, les niveaux d’allocation atteignent en moyenne 80 % à 90 %, offrant à l’investisseur un portefeuille diversifié et mature dès l’entrée. Cette structure impose toutefois une discipline rigoureuse en matière de gestion de trésorerie.

Contrairement aux fonds millésimés, souvent investis à près de 100 %, les fonds evergreen conservent 10 % à 20 % de liquidités afin d’honorer les demandes de rachat.

« Le cash management est un facteur clé de performance. Un fonds evergreen bien géré doit concilier rendement et liquidité », précise Adrien Tourbet.

  • Un outil de lissage des cycles économiques

Sur le papier — et dans les faits lorsque la gestion est maîtrisée — les fonds evergreen offrent de nombreux avantages : suppression des sorties forcées, disparition de la logique de millésime, lissage naturel des cycles économiques, et redéploiement continu du capital.

À mesure que les investissements arrivés à maturité sont cédés, les capitaux sont réalloués vers de nouvelles opportunités, assurant une diversification intrinsèque permanente.

Quelques réserves majeures méritent néanmoins d’être formulées. « Le marché souffre encore d’un manque de recul sur le track record des fonds evergreen, en particulier en Europe, où leur historique demeure trop récent pour permettre une évaluation pleinement robuste » abonde Adrien Tourbet. Celui-ci ajoute qu’une « interrogation centrale subsiste : comment ces véhicules se comporteront-ils en cas de choc macroéconomique sévère ou de crise prolongée ? Leur résilience n’a pas encore été véritablement éprouvée par un cycle adverse de grande ampleur. »

Sur un plan plus empirique, la question de la liquidité effective accordée aux investisseurs — qu’ils soient entrants ou sortants — devra également être analysée avec rigueur. « La promesse de liquidité, souvent mise en avant, ne saurait être purement théorique : elle suppose des mécanismes opérationnels solides et une profondeur de marché suffisante. » explique le responsable des investissements non cotés de Scala Patrimoine. À cet égard, un consensus se dessine : pour que cette liquidité soit crédible et durable, les fonds de dette privée doivent atteindre une taille critique, généralement estimée à au moins un milliard de dollars d’actifs sous gestion. Ce seuil permet généralement d’atteindre une diversification suffisante pour diluer le risque idiosynatique, lisser les flux d’entrées et de sorties et accéder à des transactions primaires de meilleure qualité.

Pourquoi la dette privée s’impose comme une classe d’actifs incontournable

Depuis la crise des subprimes à la fin des années 2000, le paysage du financement des entreprises s’est profondément transformé. Sous l’effet d’un durcissement réglementaire et d’une aversion accrue au risque, les établissements bancaires ont progressivement réduit leur exposition au crédit. En conséquence, un nombre croissant d’entreprises s’est tourné vers les marchés privés pour financer leur croissance, leurs acquisitions ou leur refinancement.

Ce mouvement structurel a propulsé la dette privée au rang de classe d’actifs majeure. À l’échelle mondiale, elle représente aujourd’hui près de 1 700 milliards de dollars d’encours. Selon Moody’s, ce marché devrait franchir le seuil des 2 000 milliards de dollars dès 2026, confirmant une dynamique toujours très soutenue.

  • Un double avantage : pour les entreprises comme pour les investisseurs

La dette privée joue un rôle clé pour les entreprises en leur offrant une source de financement alternative, flexible et souvent plus adaptée à leurs besoins spécifiques. Elle leur permet de diversifier leurs sources de capitaux et de limiter leur exposition à la volatilité des marchés financiers cotés.

Pour les investisseurs, l’attrait est tout aussi clair : la dette privée offre des rendements attractifs, généralement supérieurs à ceux des obligations cotées, tout en reposant sur des flux de revenus identifiables, issus des intérêts versés par les emprunteurs.

  • Une classe d’actifs défensive, mais pas sans risques

Dans un environnement marqué par la baisse des taux et la compression des spreads obligataires traditionnels, les grands investisseurs cherchent à renforcer la diversification de leur patrimoine — en particulier au sein de leur poche obligataire. La dette privée répond précisément à cet objectif.

Grâce à la nature sur mesure des transactions, cette classe d’actifs affiche une faible corrélation avec les marchés côtés, ce qui en fait un puissant outil de diversification.

La dette privée présente également un caractère défensif : elle offre une bonne visibilité sur les revenus futurs, fondés sur le paiement régulier des intérêts. De plus, les prêts à taux variable constituent une protection naturelle contre l’inflation, limitant l’impact des fluctuations de taux.

Mais aucun rendement élevé ne va sans contrepartie. Les investisseurs doivent rester attentifs :

– au risque de défaut des entreprises financées,

– et au risque de liquidité, en particulier dans un contexte économique dégradé où de nombreux investisseurs pourraient souhaiter sortir simultanément.

Ces enjeux sont d’autant plus importants que l’environnement économique mondial demeure incertain et que les transformations liées au développement de l’intelligence artificielle rebattent profondément les cartes de nombreux secteurs.

  • Le marché de la dette privée evergreen sous tension

L’attrait croissant des investisseurs ne doit pas occulter les premières zones de fragilité du marché. À ce stade, les pertes restent contenues, mais les signaux de vigilance se multiplient.

Aux États-Unis, le taux de défaut des crédits privés est en légère hausse, passant de 5,4 % à 5,6 % en décembre 2025, selon Fitch.

Les récentes difficultés de Blue Owl mettent en lumière certaines fragilités structurelles du marché de la dette privée evergreen. La société de gestion américaine a en effet décidé de supprimer définitivement la clause permettant aux investisseurs de l’un de ses fonds de retirer une partie de leurs capitaux chaque trimestre. Une décision lourde de sens, qui ravive les inquiétudes autour des standards du crédit privé et de l’exposition croissante du secteur à des entreprises rendues plus vulnérables par le ralentissement économique et les bouleversements technologiques — à commencer par l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle dans des secteurs comme celui des logiciels. Dans un environnement plus exigeant, la promesse de liquidité devient donc plus difficile à tenir.

L’Europe, en revanche, bénéficie d’un contexte plus favorable. Les spreads y demeurent plus élevés — de 25 à 50 points de base — et les taux de défaut restent significativement plus bas, bien qu’en progression, de 0,4 % en 2024 à 1,25 % en 2025.

Symbole de cette montée en puissance, l’Europe représente désormais près de 30 % du marché mondial du crédit privé, avec une croissance annuelle moyenne de 18 % depuis 2008, contre 11 % sur le marché américain.

  • La clé du succès : la discipline et la sélectivité

Le constat est sans appel : les capitaux à investir sont abondants, mais les opportunités réellement attractives se raréfient. « Dans ce contexte, certains fonds de dette commettent l’erreur de relâcher leurs critères d’investissement, au risque de diluer la qualité de leurs portefeuilles », avertit Adrien Tourbet.

Plus que jamais, la sélectivité des gérants, la qualité de l’analyse crédit et la rigueur des processus d’investissement constituent les véritables facteurs différenciants. Dans un marché arrivé à maturité, la dette privée ne récompense plus seulement l’exposition, mais avant tout l’exigence et la discipline.

Sur quels critères choisir un fonds de dette privée evergreen ?

Dans l’univers du non coté — et plus encore en dette privée evergreen — le choix du gérant est déterminant. Les écarts de performance entre les fonds du premier et du dernier quartile sont significatifs, rendant toute approximation dans la sélection particulièrement coûteuse pour l’investisseur.

L’enjeu est clair : viser un rendement net annuel compris entre 6 % et 9 % en 2025 pour les stratégies les plus équilibrées, et au-delà de 12 % pour les fonds acceptant un niveau de risque plus élevé. Atteindre ces objectifs suppose une discipline de sélection rigoureuse et une compréhension fine des mécanismes de création de valeur.

  • Une méthodologie d’analyse de fonds de dette privée evergreen éprouvée

Avant toute décision d’investissement, il convient de s’appuyer sur un cadre méthodologique structuré, reposant sur des critères précis. Ce travail d’analyse en amont constitue, à lui seul, un facteur clé de performance à long terme.

La qualité d’un fonds de dette privée evergreen dépend avant tout de l’expertise humaine et technique de son équipe de gestion. Il convient de privilégier des sociétés de gestion ayant démontré :

– leur solidité à travers plusieurs cycles économiques,

– la capacité à attirer et conserver des investisseurs institutionnels de premier plan,

– leur aptitude à générer de la performance aussi bien en phase d’expansion qu’en période de ralentissement économique.

Il convient à ce titre d’analyser :

– le taux de perte net historique

– le multiple de couverture des intérêts du portefeuille moyen du portefeuille

– le niveau de levier moyen

– leur proportion de dette senior loan secured

– la durée moyenne résiduelle des prêts

– leur méthodologie de valorisation de la NAV

La capacité d’un gérant à réagir efficacement en temps de crise est souvent plus révélatrice que ses résultats dans un environnement porteur.

Un historique de performance solide et récurrent constitue un prérequis, mais il ne doit jamais être analysé isolément. Il est essentiel d’en comprendre leurs ressorts.

  • Le savoir-faire opérationnel : un facteur différenciant majeur

Au-delà de l’analyse financière, la dette privée repose sur une proximité forte avec les entreprises financées. La capacité des équipes de gestion à accompagner les sociétés sur des enjeux clés — internationalisation, digitalisation, structuration financière ou croissance externe — constitue un véritable levier de sécurisation des investissements.

Ce savoir-faire opérationnel favorise un alignement d’intérêts entre prêteurs et emprunteurs, un suivi étroit des participations, et une anticipation accrue des risques.

Le principal risque inhérent à la dette privée evergreen reste celui du défaut de paiement. Il est donc essentiel de privilégier des équipes stables, expérimentées et capables de maintenir un taux de défaut maîtrisé au sein de leur portefeuille.

Enfin, une approche rigoureuse de la structuration des financements — intégrant la prise de garanties adaptées et une documentation juridique robuste — permet d’optimiser les conditions de recouvrement et de protéger efficacement le capital investi.

« Adrien Tourbet résume la situation : « choisir un fonds de dette evergreen ne consiste pas à comparer des rendements affichés. Il s’agit d’évaluer une architecture complète : qualité du sourcing, rigueur du crédit, gestion de la liquidité et alignement d’intérêts. Dans un marché devenu plus mature, la performance durable appartient aux gérants capables de dire non autant que de dire oui. »

Exemples de fonds de dette privée evergreen

Ces dernières années, les fonds de dette privée evergreen se sont multipliés, portés par la quête de rendement et de visibilité des investisseurs. Parmi les acteurs les plus actifs figurent plusieurs géants de la gestion d’actifs, dont Goldman Sachs et Ares, qui ont renforcé leur présence sur ce segment stratégique.

  • Goldman Sachs European Credit

C’est en 2023 que Goldman Sachs Alternatives a lancé Goldman Sachs European Credit (GSEC), un fonds de dette privée evergreen européenne semi-liquide destiné à répondre aux attentes d’investisseurs en quête de revenus réguliers ou de capitalisation à long terme.

Le fonds propose deux catégories de parts :

– une part distribuante, permettant aux investisseurs de percevoir régulièrement les intérêts ;

– une part capitalisante, dans laquelle les revenus sont automatiquement réinvestis afin de favoriser la croissance du capital.

Une plateforme mondiale, forte de 25 ans d’expérience

La société de gestion américaine s’appuie sur une expertise de plus de 25 ans dans la dette privée. Depuis sa création, sa plateforme dédiée a investi près de 180 milliards de dollars, ce qui en fait l’une des plus importantes au monde. Elle bénéficie d’une présence locale solide sur les marchés clés des États-Unis, de l’Europe et de l’Asie.

Cette proposition de valeur a rapidement trouvé son public. Le fonds affiche aujourd’hui près de 3,8 milliards d’euros d’encours, dont 82 % investis en dette privée, le solde — environ 18 % — étant conservé en liquidités afin de préserver la flexibilité et la liquidité du véhicule.

Un portefeuille de dette privée evergreen diversifié et orienté qualité

La stratégie de GSEC repose sur une large diversification : le portefeuille compte 97 lignes de dettes d’entreprises, quasi exclusivement constituées de dettes senior de premier rang. Les sociétés financées affichent une taille significative, avec un EBITDA moyen de 243 millions d’euros, gage de solidité opérationnelle.

L’équipe de gestion privilégie des emprunteurs de taille moyenne à grande, positionnés sur des secteurs peu cycliques et disposant de modèles économiques capables de résister à un environnement macroéconomique dégradé, y compris en cas de récession.

Les logiciels, les services aux entreprises et le secteur de la santé concentrent à eux seuls environ 77 % du flux de transactions, illustrant cette orientation défensive.

Un objectif de distribution attractif

Parmi les opérations emblématiques figurent notamment des prêts accordés à Softway Medical, fournisseur français de premier plan de logiciels de systèmes d’information hospitaliers pour les établissements publics et privés, ainsi qu’à Trade Me, leader néo-zélandais des enchères et des petites annonces en ligne.

Depuis son lancement en octobre 2023, GSEC a versé neuf distributions trimestrielles consécutives aux investisseurs, jusqu’à la fin du quatrième trimestre 2025. Le fonds affiche une ambition claire : offrir une distribution annuelle comprise entre 6,5 % et 8 %, tout en s’appuyant sur une approche prudente et sélective du crédit.

  • Ares European Strategic Income Fund

La société américaine de gestion d’investissements alternatifs Ares Management s’est, elle aussi, imposée dans la course aux fonds européens de dette privée evergreen. Lancé il y a moins de deux ans, l’Ares European Strategic Income ELTIF Fund affiche déjà une trajectoire spectaculaire : 5,75 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Une montée en puissance imposante, révélatrice de l’appétit croissant des investisseurs pour des solutions de rendement alternatives.

Un spécialiste de la dette privée evergreen

Ce véhicule prend la forme d’un fonds de prêts directs semi-liquide, à durée indéterminée, exclusivement investi sur le marché européen. Il s’inscrit dans une expertise éprouvée : Ares déploie sa stratégie de prêt direct en Europe depuis près de vingt ans, avec un premier lancement dès 2007.

Depuis sa création, l’activité européenne de prêt direct du groupe a réalisé plus de 390 investissements, représentant un volume cumulé supérieur à 73 milliards d’euros.

Pour capter les opportunités à l’échelle du continent, le gestionnaire s’appuie sur une plateforme européenne solide, composée de 95 professionnels de l’investissement répartis dans sept bureaux.

Un positionnement défensif

La construction du portefeuille reflète une approche résolument défensive et diversifiée. Les secteurs les plus représentés sont la finance (18 %), la santé (18 %), les services aux entreprises (17 %), ainsi que le logiciel et les technologies (14 %). Point clé pour les investisseurs soucieux de protection du capital : 94 % des 345 lignes du portefeuille sont constituées de dettes seniors de premier rang, renforçant la visibilité et la robustesse du profil risque-rendement du fonds.

À l’échelle mondial, Ares Management administre 506 milliards d’euros d’actifs, dont 73 % investis en dette privée, confirmant le caractère central de cette classe d’actifs dans sa stratégie.

Cette expertise s’accompagne d’un historique de performance remarquable : le taux de perte cumulé est de 0,04 %, un niveau exceptionnellement bas pour le segment.

Le Rendement de distribution annualisé étant de 8 %.