Patrimoine

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Optimisations et investissements de fin d’année

 

Chaque année la date du 31 décembre marque la date butoir pour la réalisation de certains investissements notamment à vocation fiscale. L’année 2020 quoiqu’incomparable à toutes les autres ne déroge pas à cette règle. Quels sont les investissements de fin d’année à privilégier pour optimiser votre fiscalité ?

 

L’épargne retraite, une efficacité retrouvée après la mise en place du Prélèvement à la source

La loi PACTE[1] entrée en vigueur l’an dernier, avait réformé en profondeur le paysage de l’épargne retraite, avec notamment la création du Plan d’Epargne Retraite (PER).

Cette loi a continué à produire ses effets cette année, avec l’arrêt de la commercialisation du Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP), du contrat Madelin Retraite et des contrats dits Article 83 depuis le 1er octobre dernier. L’arrêt de leur commercialisation n’empêche pas en revanche, les versements des épargnants, lesquels seront toujours possibles en 2020 et dans les années futures.

La loi prévoit une unité des plafonds de versement entre tous ces supports d’épargne retraite. En conséquence, au titre de 2020, les plafonds de déduction des sommes investies sont les suivants :

  • L’épargnant salarié pourra investir et déduire jusqu’à 10% de ses revenus 2019 soumis à l’impôt sur le revenu, dans la limite de 32 419€[2]. Pour rappel les plafonds de déduction disponibles sont en dernier page de votre dernier avis d’impôt.
  • L’épargnant Travailleur non salarié (TNS) pourra, lui, continuer à bénéficier d’un double plafond de déduction à savoir 10% du bénéfice imposable 2020 dans la limite de 32 908€[3], auxquels s’ajoute 15% de la part de bénéfice imposable comprise entre 1 fois et 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) pour 2020, soit une limite de 43 192€.

Malgré tous ces changements légaux, 2020 sera l’année où les effets du passage au prélèvement à la source ne se feront plus sentir. En effet, les différents garde-fous temporaires devant éviter les optimisations abusives au titre de l’année blanche, s’arrêteront cette année. Plus aucune limite, en dehors de celles évoquées à l’instant, ne s’appliquera pour les versements 2020.

Chaque support d’épargne retraite bénéficie d’un régime juridique qui lui est propre, notamment lors de la récupération des sommes investies (liquidation du plan). En conséquence, une étude sur-mesure en fonction de votre statut professionnel et de vos supports retraites déjà en place devra être réalisée afin d’obtenir la meilleure optimisation possible. Nous pourrons par exemple privilégier la souscription d’un PER au nom d’un enfant mineur, lequel pourra être liquidé lors de l’achat de sa résidence principale.

Par ailleurs, une attention particulière devra être portée sur la gestion des liquidités investies. La gestion du plan, devra notamment prendre en compte votre profil de risque investisseur, mais également, le temps restant jusqu’à votre départ en retraite. L’arrivée de l’âge légal de départ à la retraite signifiera une obligation de sécurisation de vos investissements afin d’assurer une préservation du capital.

 

L’investissement dans les SOFICA, un soutien à un secteur du cinéma en pleine mutation

Les SOFICA resteront un outil utile pour l’optimisation de la fiscalité de vos revenus en 2020.

Ces dernières permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt, allant de 36% à 48% des sommes investies dans la limite d’un double plafond : 18 000€ maximum dans la limite de 25% du revenu net global du foyer fiscal.

Attention néanmoins, une obligation de détention minimum de 5 années (auxquelles s’ajoute l’année en cours) est à respecter pour bénéficier de la réduction prévue. Pour connaitre en détail le régime juridique applicable à ces investissements nous vous recommandons notre article sur le sujet.

Concernant l’impact de la pandémie mondiale sur le secteur du cinéma, il est indéniable. Pour autant, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • Les salles de cinéma ont subi de plein fouet les effets du premier confinement et à fortiori du deuxième que nous venons de débuter. Pour autant, même si le succès des films dépend étroitement de l’ouverture des cinémas, le secteur de la production et de la distribution cinématographique a été largement soutenu par les mesures gouvernementales et la mobilisation du Centre National du Cinéma ;
  • Les différentes périodes de confinement ont poussé le secteur du cinéma à l’innovation et à recourir de manière plus importante aux plateformes de streaming et de vidéos à la demande, lesquelles ont particulièrement bien fonctionné et ont permis d’amortir les conséquences économiques des fermetures sanitaires empêchant la diffusion classique des productions ;
  • Les sommes collectées en 2020 seront en partie investies en 2021 mais surtout dans les années suivantes. A ce titre, il est possible d’envisager que des nouveaux protocoles sanitaires seront appliqués dans le futur permettant au secteur de s’accommoder de la présence de ce virus parti pour rester.

Dans tous les cas, pour un investissement en SOFICA il sera nécessaire de procéder à une analyse poussée de chacune d’elles afin de bien connaitre la politique d’investissement et surtout de s’assurer de l’expérience des gérants.

 

[1] Loi n°2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises.

[2] Soit 10% de 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) pour 2019 s’établissant à 40 524€.

[3] Soit 10% de 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) pour 2020 s’établissant à 41 136€.

 

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ÉVOLUTION DES TAUX ET PERSPECTIVES SUR LE CRÉDIT IMMOBILIER

100.000€ à 0,95% sur 20 ans coutent 457,67€ par mois hors assurance soit 9.840 € d’intérêts

 

Des niveaux durablement bas avec plusieurs points d’attention 

Les taux présentés sont des conditions de financement pour la résidence principale ou la résidence secondaire. Un financement sur investissement locatif/professionnel sollicite un autre niveau d’étude et d’accompagnement et donc de cout.

Par ailleurs, la cotisation de l’assurance emprunteur peut générer un surcout global de 20 à 25% selon le choix de couverture retenue (interne, externe à l’organisme préteur, fixe ou dégressive sur le capital).

La durée de vie moyenne d’un prêt immobilier est de 7 ans. L’exonération de pénalités de remboursement représente une charge élevée et se négocie lors de la mise en place du financement et pas lors de son remboursement par anticipation.

Le consensus partagé est un scénario avec stabilisation des taux de crédit immobilier au niveau actuel (pas plus de 20 points de base de variation à la hausse ou à la baisse en 2020) et un glissement progressif vers un taux moyen inférieur à 1%.

 

Un marché du financement immobilier qui connait un durcissement des conditions d’octrois sous l’impulsion du HCSF :

Fin 2019, l’AMF a réalisé un diagnostic auprès des établissements financiers préteurs, du fait de ses inquiétudes sur un emballement du marché immobilier, un octroi jugé plus souple de la part des banques et un effondrement de leurs marges brutes entre 2012 et 2020 sur ce métier. Dans ces conditions, il est demandé aux établissements préteurs de respecter les recommandations émises le 20 décembre 2019 par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) : « prévenir une dynamique excessive de l’endettement des ménages en prenant notamment en considération les critères suivants dans l’octroi des crédits immobiliers résidentiels en France : (i) le taux d’effort à l’octroi des emprunteurs de crédit immobilier en veillant à ce que dernier n’excède pas 33% ; (ii) la maturité du crédit à l’octroi en veillant à ce qu’elle n’excède pas 25 ans ».

Le critère du reste à vivre par personne au foyer était devenu déterminant au cours des dernières années, il est judicieux car il tient compte de la situation nette de l’emprunteur. Ce critère est totalement remis en question au profit du critère taux d’endettement, très limitatif notamment pour les classes d’investisseurs disposant de revenus significatifs. 

 

Un marché qui reste attractif mais sélectif

Pas de changements majeurs au niveau des dispositifs d’aide ou au niveau des taux d’emprunt, on devrait donc s’orienter vers une accalmie dans la hausse globale des prix de l’immobilier.

Les biens situés en zone rurale et dans les villes moyennes peu dynamiques continuent à avoir du mal à se vendre. Les prix y seront en baisse ou tout du moins n’augmenteront pas plus vite que l’inflation.

Dans les villes les plus recherchées en revanche, il pourrait y avoir de nouvelles augmentations des prix des logements en 2020, mais elles seront très probablement moins fortes qu’en 2019.

Malgré le durcissement des conditions d’octroi de financement, le marché immobilier est attractif et les conditions de financement sont exceptionnellement et durablement a un niveau portant l’investissement.

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MARCHÉ DE L’IMMOBILIER : INSTABILITE NATIONALE, CERTITUDE PARISIENNE

immeubles parisiens

immeubles parisiens

Alors que tous les indicateurs laissaient supposer que le marché immobilier allait progresser encore et battre les records de 2019, la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 est venue bouleverser le paysage.

En effet, passée l’effervescence post-confinement avec une vague très intense d’opérations immobilières, les professionnels sont aujourd’hui de plus en plus circonspects sur l’évolution de leur marché. Cependant, l’évolution de l’immobilier parisien prouve, par sa régularité et sa solidité pérennes, que la pierre parisienne reste l’une des meilleures valeurs refuge.

Une fin d’année s’annonçant compliquée

A la mi-juin, l’économiste Alain Trannoy, l’un des meilleurs experts de la question affirmait : « C’en est fini de la hausse jusqu’au ciel ! La terrible crise économique qui se profile va faire brutalement baisser le prix des logements. Mais pas autant que ce que l’on pouvait imaginer. En province, leur chute ne devrait pas dépasser 4 ou 5%. A Paris, en revanche, leur recul pourrait être plus marqué. D’abord, parce que beaucoup d’acheteurs potentiels auront pris une claque en Bourse, et qu’ils devront attendre de se refaire pour pouvoir investir dans la capitale. Et puis parce que la clientèle internationale, qui tirait le marché à la hausse, surtout depuis le Brexit, mettra sans doute un peu de temps à revenir. Du coup, les beaux biens parisiens pourraient lâcher jusqu’à 10% ».

Le dernier trimestre 2020 est très attendu pour évaluer la tendance, septembre, octobre et novembre étant habituellement des mois plus compliqués. Pour l’instant, les particuliers continuent de mettre leurs biens en vente et l’offre se maintient. Mais les acquéreurs font preuve de davantage de prudence et n’hésitent pas à retarder les opérations dans l’espoir de négocier les prix à la baisse. Enfin, le durcissement des conditions d’obtention des prêts par les banques, observé depuis début 2020, ne participe pas à rassurer les acteurs du marché pour les mois prochains.

Mais la pierre à Paris reste une excellente valeur refuge

Car PARIS restera toujours PARIS ! Et comme pour la crise de 2008, la conjoncture si particulière de cette fin d’année 2020 ne devrait avoir, selon nous, que peu d’incidence sur l’évolution de son attractivité

graphique prix immobilier Paris

Le prix du m² parisien a ainsi progressé de plus de 66% en dix ans ! Et malgré un léger recul sur les trois derniers mois, sa progression sera de plus de 4,5% cette année.

Cette stabilité de l’immobilier parisien est une idée partagée avec l’économiste Marc Touati, qui affirme dans son livre « Reset » sortie le 2 septembre, que « le marché immobilier devrait observer une baisse de l’ordre de 20 % en moyenne sur le territoire français (et notamment dans les grandes villes où la bulle est la plus forte) au cours des deux prochaines années, l’immobilier parisien intramuros restera un marché très porteur à moyen et long terme ».

Cependant, rappelons que ce marché n’est, selon nous, pas du tout une bulle mais plutôt une niche. C’est un marché de pénurie qui se caractérise, depuis des décennies, par :

  • peu d’offres sur des biens qualitatifs,
  • une demande qui reste dynamique,
  • des prix élevés,
  • une forte tension locative.

Même si la rentabilité affichée de certaines villes de province peut sembler aujourd’hui alléchante, n’oublions pas que, comme pour les marchés financiers, la plupart d’entre elles font preuve, au niveau de l’immobilier, d’une vraie volatilité dans le temps. Le risque d’investissement est donc bien réel, et il l’est d’autant plus dans cette période d’incertitude. Pourtant, quatre villes françaises sont clairement épargnées par cette volatilité et maintiennent un rythme de croissance soutenu : Nantes, Bordeaux, Lyon… et bien sûr Paris.

Vous souhaitez bénéficier de conseils pour investir dans l’immobilier ? Contactez nous

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TRAVAUX ÉNERGÉTIQUES : EXONÉRATION TEMPORAIRE DES DROITS DE DONATION

idée lumineuse

idée lumineuse

 

La troisième loi de finance rectificative pour 2020, parue au coeur de l’été dans la droite ligne des objectifs du gouvernement pour soutenir l’économie dans le climat actuel, pourrait susciter des effets d’aubaine pour les particuliers. C’est notamment le cas de l’article 19, qui accorde une exonération temporaire de droits de donation dans la limite de 100 000€ pour les cas suivants : dons familiaux en espèces affectés à la rénovation énergétique ou à la construction de la résidence principale du bénéficiaire ou bien encore à la souscription au capital d’une petite entreprise.

Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier de cette exonération ? Scala Patrimoine vous répond.

Cas 1 : Aider son enfant à construire ou rénover sa résidence principale

L’une des mesures incite les parents à débloquer leur épargne pour aider l’un ou l’autre de leur descendant à faire construire ou à rénover son logement. Elle permet, de façon temporaire, d’effectuer jusqu’à 100 000 € de donation en somme d’argent sans avoir à payer de droits de mutation pour aider un enfant, un petit enfant, ou même un arrière petit enfant à financer la construction de son logement ou des travaux de rénovation énergétique selon un champ défini par référence aux dépenses éligibles à la prime pour la rénovation énergétique MaPrimeRénov.

Dans tous les cas, le logement doit constituer la résidence principale du bénéficiaire de la donation et l’investissement des fonds par celui-ci doit obligatoirement être effectué dans les trois mois qui suivent le transfert de fonds.

En revanche, aucune limite d’âge n’est fixée pour le donateur. Seul le plafond de 100 000 € maximal de don s’applique par donateur. Or un bénéficiaire peut recevoir plusieurs dons de 100 000 € pour réaliser son projet.

La fenêtre de tir est limitée pour ceux qui souhaiteraient profiter de cette incitation fiscale : elle s’est ouverte au 15/07/2020 et se refermera au 30/06/2021.

Cerise sur le gâteau pour les dépenses de rénovation : l’ouverture du dispositif MaPrimeRénov (prime prévue au II de l’article 15 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020) à tous les ménages (suppression de la condition de ressource) à partir du 1er janvier 2021 ainsi qu’aux propriétaires bailleurs. Cela fait partie du volet ‘transition écologique et energetique’ du plan de relance de 100 milliards d’euros annoncé par le gouvernement le 3 septembre 2020.

A noter que les autres dispositifs (déjà en vigueur) d’exonération des dons dans le cadre familial (donation de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, et don familial de somme d’argent exonéré à hauteur de 31 865 € tous les 15 ans lorsque le donateur a moins de 80 ans) sont maintenus et ne sont pas impactés par le nouveau dispositif qui s’ajoute simplement aux dispositifs déjà existants.

Cas 2 : souscription au capital initial ou aux augmentations de capital d’une PME

Enfin, le nouveau dispositif concerne aussi indirectement la sphère professionnelle puisque l’une des possibilités d’exonération des 100 000 € de don est l’utilisation de cette somme par le donataire pour la souscription au capital initial ou aux augmentations de capital ultérieurs d’une petite entreprise (moins de 50 salariés).

Dans ce cadre précis, pour ouvrir droit à l’exonération, certaines conditions particulières sont imposées parmi lesquelles :

. L’entreprise doit exercer son activité depuis moins de cinq ans et doit n’avoir pas encore distribué de bénéfices

. Le donataire doit y exercer son activité professionnelle principale pendant une durée minimale de trois ans à compter de la souscription.

De quoi donner un coup de pouce au tissu professionnel des PME dans un contexte économique difficile.

 

Vous souhaitez mettre en place cette exonération au sein de votre famille ? Contactez-nous

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OPCVM : les frais dans le viseur de l’Autorité Européenne des marchés financiers

L’European Securites and Markets Authority (ESMA) a publié, en avril dernier, son deuxième rapport[1] statistique annuel consacré aux coûts et performances des fonds d’investissement distribués aux particuliers dans l’Union Européenne. Cette étude vient une nouvelle fois mettre en évidence la problématique des frais de gestion des OPCVM et leurs impacts dans les rendements pour les investisseurs privés – particuliers.

 

S’il ne faisait aucun doute que les particuliers et les institutionnels n’étaient pas gérés sur les mêmes standards, le rapport de l’ESMA vient le confirmer une nouvelle fois : les frais que paient les particuliers sont « significativement plus élevés » que ceux payés par les institutionnels, engendrant de facto, à gestion équivalente, un retour différent entre ces deux catégories d’investisseurs. En moyenne, la différence constatée serait d’environ 40%.

Cette situation n’est pas nouvelle. Il s’agit là du problème de la distribution des produits financiers et de son modèle tourné, en France, vers la perception de rétrocommissions. En effet, la différence de frais est expliquée par cette seule situation, dans laquelle l’intermédiaire financier se rémunère sur le produit qu’il commercialise. Cette situation ne se retrouve pas en Angleterre car le modèle Retail Distribution Review (RDR) interdit expressément aux conseillers financiers britanniques de percevoir des commissions liées aux placements conseillés. Le rapport de l’ESMA vient d’ailleurs mettre en exergue toute la difficulté à étendre ce dispositif à tous les pays Européens, les dispositifs nationaux existants ayant une certaine difficulté à l’intégrer dans leurs systèmes.

Nous avons pu en avoir un exemple frappant en France avec l’application de MIF2[2]. Cette directive en faveur d’une plus grande transparence des coûts, rend obligatoire pour les intermédiaires financiers de fournir, à leurs clients particuliers, une information détaillée sur les produits qu’ils conseillent. Cette directive a alors mis en place la distinction entre les Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) et les Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants (CGPI).

Au sens de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), cette indépendance du Conseiller en Gestion de Patrimoine n’est plus seulement capitalistique mais bien financière, le CGPI ayant l’interdiction, sur le modèle RDR, de percevoir des rétrocommissions dans le cadre de son activité de conseil. S’il s’avère que ce modèle élimine tout conflit d’intérêt possible dans la distribution de produits financiers et ainsi assure au client de cet intermédiaire financier une confiance totale dans les conseils qui lui sont prodigués, seuls 5% des Conseillers en Gestion de Patrimoine en France ont décidé d’épouser ce modèle afin de garantir à leur client un vrai rôle de Conseiller et non de simple Courtier.

C’est cette situation qui vient expliquer en particulier l’écart de frais et donc de performance entre la gestion proposée à des institutionnels et celle proposée à des investisseurs particuliers. En effet, la majorité des parts commercialisées à des clients particuliers sont les parts dites retails de ces OPCVM. Or, ces parts retails se voient appliquer des frais de gestion plus importants, permettant ainsi à l’intermédiaire d’être payé par la société de gestion en contrepartie du conseil et de la commercialisation de l’OPCVM.

Ces frais de gestion vont avoir un impact important notamment en cas de baisse des marchés boursiers. En effet, les frais de gestion sont prélevés sur le capital de l’investisseur et non sur la performance du fonds. Ces frais engendrent alors en cas de baisse boursière, comme cette année, une augmentation considérable des pertes du client.

Dans ce cadre-là, beaucoup d’investisseurs se tournent vers la gestion passive, celle-ci ayant structurellement des frais de gestion moindre. L’ESMA vient confirmer dans son rapport que les ETFs tirent leur épingle du jeu sur ces questions de frais. Par ailleurs, le rapport vient mettre en évidence que même si la gestion active a vocation à réaliser une performance brute supérieure à celle de l’indice, la performance nette après prélèvement des frais rend l’équation beaucoup moins évidente. En effet, la performance dégagée ne compense pas la différence de frais, ces derniers s’élevant en moyenne à 1.5% dans la gestion active et à 0.6% dans la gestion passive.

Le rapport de l’ESMA confirme une nouvelle fois la difficulté pour un investisseur privé de bénéficier d’une gestion performante, notamment de par la structure de frais prélevés par son intermédiaire financier. S’il s’avère qu’effectivement la gestion active semble de moins en moins intéressante compte tenu de ses frais inhérents, notamment en période baissière, il n’en demeure pas moins que celle-ci ne saurait être totalement remplacée pour ces seules raisons par la gestion passive.

Chez Scala Patrimoine nous avons anticipé, dès 2019, cette question des frais prélevés sur la gestion active par la création du contrat d’assurance vie Scala Life en partenariat avec l’assureur Suravenir. Ce contrat permet à un investisseur privé de bénéficier de parts dites clean share, parts garanties sans rétro-commissions, donc moins chargés en frais que les parts retails. Ce contrat permet ainsi de résorber cet écart et ainsi faire bénéficier à nos clients d’une performance supérieure à gestion équivalente. Ce contrat dispose également d’une sélection d’ETFs autorisant ainsi à l’investisseur privé à combiner une gestion active et passive à moindre frais.

Ce contrat a pu être mis en place car nous avons choisi chez Scala Patrimoine d’épouser le modèle de Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendant au sens de MIF2 dès le 1er avril 2018. Nous ne percevons aucune commission dans le cadre de notre conseil en gestion financière, garantissant ainsi une absence totale de conflits d’intérêts. Même si nous sommes encore peu nombreux sur la place à proposer ce type de prestation indépendante, le rapport de l’ESMA vient confirmer un fois de plus l’intérêt du modèle de conseil aux honoraires, et nous pouvons que nous réjouir de la croissance de ce dernier en Europe.

 

 

 

[1] ESMA annual Statistical Report – Performance and costs retail investment Products in the EU : https://www.esma.europa.eu/sites/default/files/library/esma50-165-1106-asr-performance_and_costs.pdf

[2] Directive 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d’instruments financiers et modifiant la directive 2002/92/CE et la directive 2011/61/UE Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE.

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Honoraires Pinel : le plafonnement émeut

L’Agefi Actifs – Avril 2020 – Guillaume LUCCHINI (président, Scala Patrimoine)

[Tribune]  Applicable depuis le 1er avril 2020, le décret plafonnant les honoraires de vente en Pinel est une révolution dans le monde de l’immobilier neuf et de la défiscalisation. Il prévoit de la limiter à 10 % du prix de revient du logement.

Lire l’article :

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Protéger son capital grâce aux produits structurés : les enseignements de la crise

Les produits structurés sont des instruments financiers alliant une protection partielle du capital et la recherche de performance, en s’exposant à moyen long terme sur les marchés financiers.

Mais l’utilisation d’un tel produit demande une vigilance particulière de l’investisseur. La conjoncture de crise actuelle, liée au coronavirus, démontre la part de risque des produits structurés et l’échec de certains arguments de vente.

Un point sur le fonctionnement des produits structurés et les pièges à éviter, de façon à prendre les bonnes décisions de placement.

 

 

1. Qu’est-ce qu’un produit structuré ?

 

Un produit structuré est un instrument financier qui résulte de la combinaison de plusieurs instruments financiers.

Il se compose le plus souvent de deux éléments :

  • Le premier assure une protection partielle du capital investi,
  • Le second permet de rechercher la performance, en s’exposant à un actif risqué (ce sous-jacent est en général une action ou d’un indice boursier).

Ces deux éléments sont associés dans une formule mathématique, pouvant être modulée selon le profil de risque de l’investisseur, qui définit le rendement de l’investissement en fonction du niveau de protection souhaité, de la durée de l’investissement et de l’indice sous-jacent.

Avec les produits structurés, les banques et les institutions financières ont ainsi la possibilité de proposer à leurs clients une stratégie d’investissement prédéfinie, correspondant à leurs besoins.

Ce sont des produits à durée de vie limitée, puisqu’ils comportent une échéance (de 5 à 10 ans) et ne peuvent être clôturés avant cette date que sous certaines conditions.

En fonction de la formule choisie, ils peuvent présenter un potentiel de gain élevé dans certains scénarii de marchés, ce qui a pour corollaire un risque non négligeable de perte en capital (partielle ou totale), en cours de vie et à l’échéance.

 

 

2. Comment fonctionne un produit structuré ? Cas pratique

 

Le rendement (coupon) d’un produit structuré est connu dès la souscription. Il dépend du sous-jacent (action, indice boursier, etc.) investi, que l’on qualifie pour cette raison de « variable de référence ».

Revenons sur la formule mathématique qui permet de le définir.

Selon la formule choisie, elle limitera plus ou moins les rendements du placement en cas de scénario de marché favorable, la contrepartie étant une plus ou moins forte protection du capital (on parle de « barrière de protection ») en cas de scénario défavorable.

 

Exemple :

Considérons un produit structuré sur l’indice Euro Stoxx 50, d’une durée de 10 ans avec une protection de capital à 40% et un coupon annuel de 7%. Les mécanismes de remboursements sont les suivants :

  • Remboursement anticipé (années 1 à 9): si à l’une des dates d’observation, l’indice est stable ou en hausse par rapport à son niveau initial, l’investisseur récupère l’intégralité du capital plus un gain de 7% par année écoulée.
  • Remboursement à l’échéance (année 10):
    • Si l’indice est stable ou en hausse par rapport à son niveau initial, l’investisseur récupère l’intégralité du capital plus un gain de 7% par année écoulée soit 70%.
    • Si l’indice est en baisse mais que cette baisse n’excède pas 40%, l’investisseur récupère l’intégralité du capital
    • Si l’indice est en baisse et que cette baisse excède 40%, l’investisseur récupère le capital diminué de la baisse

 

Scénario défavorable :

L’indice clôture la 10ème année en baisse et n’a jamais dépassé le niveau initial. L’indice est en baisse de 53%, l’investisseur récupère 47% de son capital au bout de 10 ans.

 

 

Scénario médian :

L’indice clôture la 10ème année en baisse et n’a jamais dépassé le niveau initial. L’indice est en baisse de 30%, l’investisseur récupère 100% de son capital au bout de 10 ans.

 

 

Scénario favorable :

L’indice clôture la 6ème année en hausse, au-dessus de son niveau initial. L’investisseur récupère 100% de son capital et 42% (6 x 7%) de coupons.

 

 

 

3. Les limites des produits structurés : quelques points de vigilance

 

Une part de risque souvent mal prise en considération

 

Les produits structurés sont aussi des objets commerciaux, que la plupart des distributeurs s’attacheront à présenter de façon rassurante, à grand renfort de notions sécurisantes : « protection principale », « garantie de capital », « rendement absolu », « rendement minimum », etc.

Ces effets du marketing ont tendance à masquer la part de risque des produits structurés.

Une part de risque logique, si l’on garde à l’esprit que la protection de capital, promise par les produits structurés, est une protection partielle.

Les scénarios présentés ci-dessus l’on bien mis en évidence : si, en cas de chute du marché boursier, les produits structurés protègent votre capital dans la limite d’un pourcentage de baisse prédéfini, cela signifie bien qu’au-delà de ce pourcentage, si le marché ne se rétablit pas avant la date d’échéance, vous subirez une perte de capital.

 

Moins visible, mais tout aussi important à prendre en considération, est le risque associé au manque de liquidité des produits structurés.

Le paramètre à contrôler face à ce risque est la durée d’immobilisation du capital.

Dans le cas des produits structurés, elle est généralement contraignante. En cas de forte baisse des marchés, une sortie ne sera pas envisageable sans perte de capital.

Dans une stratégie d’investissement cohérente, les produits structurés ne sauraient donc vous être proposés autrement que comme une décision d’investissement de long terme. Non comme un moyen d’entrer et de sortir d’une position avec rapidité et efficacité.

 

Il y a enfin un risque que l’on ne peut pas totalement éliminer, lié à la qualité de crédit de l’émetteur.

En effet, les produits structurés sont émis et négociés sur les marchés financiers sous des formes juridiques diverses, en titres de dettes ou en parts de fonds.

L’émetteur est l’organisme qui fait appel public à l’épargne en émettant et distribuant des titres. Ces émetteurs sont de qualité supérieure : il s’agit en général de grandes institutions financières mondiales.

Mais lors d’une crise financière, ces émetteurs peuvent spécifiquement rencontrer des problèmes de liquidité et faire faillite. S’ils faisaient défaut, leurs investisseurs pourraient perdre l’ensemble des sommes investies. La contrepartie d’une banque pour assurer la protection du capital, présente un risque qui s’est démontré lors de l’effondrement de Lehman Brothers en 2008.

 

Autant de facteurs de décision qui, s’ils ne sont pas présentés à l’investisseur par son conseiller en investissement, doivent alerter sur leur bonne transparence et leur bonne prise en considération.

Sachez qu’un véritable test d’adéquation aux profils de risque montre que les produits structurés, constitués par des produits dérivés, sont trop risqués pour la plupart des investisseurs particuliers.

 

Gare aux frais cachés

 

Comme il n’existe aucune norme de tarification commune, il est difficile de comparer les frais en matière de produits structurés.

D’autant plus que de nombreux émetteurs de ces produits ne présentent pas les frais de manière explicite : ils les soustraient directement au modèle proposé aux investisseurs. De cette manière, la plupart des investisseurs auront le sentiment de ne payer aucun frais.

Face à une telle opacité, comparer les coûts et les performances des produits structurés demande une recherche importante.

Une recherche que l’on confiera aisément à un conseiller en gestion de patrimoine, à condition que celui-ci soit indépendant, c’est-à-dire, qu’il ne touche aucune commission sur la distribution des produits, sans quoi il pourrait être soumis à un conflit d’intérêt.

 

4. Investisseurs de produits structurés, qu’advient-il de votre investissement dans la conjoncture de crise actuelle ?

 

Le graphique ci-dessous nous livre une information importante : la souscription à un produit structuré en janvier 2015, à un niveau d’indice de 3600 points n’a, malgré une baisse cette année-là, toujours pas été rappelé à l’heure actuelle (nous sommes entrés dans la 5ème année).

Or, ce niveau d’indice de 3600 points est proche de celui de ce début d’année 2020, qui a été suivi lui aussi d’une baisse importante des marchés.

Ces données historiques nous indiquent que les investisseurs ayant souscrit à un produit structuré en début d’année 2020 risquent de voir leur capital bloqué pour plusieurs années.

Les marchés boursiers ayant enregistré des rendements très élevés en 2019, la plupart des produits structurés souscrits ces dernières années ont, eux, été rappelés l’année dernière, les indices ayant atteint des niveaux records. La plupart des investisseurs en produits structurés actuels disposent donc de produits récemment émis, souscrits avec des indices au plus haut et dont les maturités sont longues.

Les effondrements récents ont fait baisser la valeur de ces produits, les indices sous-jacents en Europe et aux États-Unis connaissant de graves fluctuations en raison des craintes liées aux coronavirus. L’Euro Stoxx 50, l’un des actifs les plus favorisés liés aux produits structurés, a chuté de 24% depuis le début de l’année. L’indice S&P 500 a quant à lui baissé de 20,6%. La plupart, se trouve actuellement au niveau des barrières de protection, qui déterminent si les investisseurs perdent l’investissement initial ou non.

Ces nouveaux produits ne seront donc rappelés que lorsque les indices de références seront remontés.

Deux choix s’offrent aux investisseurs se trouvant dans ce cas de figure :

  • Sortir du produit avec une perte en capital,
  • Le conserver en espérant que les indices retrouvent leurs niveaux au moment de la souscription.

Dans ce dernier cas le capital est alors bloqué pendant plusieurs années sans aucune garantie de le récupérer.

 

 

Conclusion : La recherche d’un rendement élevé sans une prise en compte mesurée des différents risques ne peut s’avérer payante sur la durée

 

Derrière toute rentabilité, il y a un risque inhérent et ce type de produit doit être utilisé dans une logique de diversification de vos placements.

Cette réalité vaut pour tout type d’investissement, et la conjoncture de crise actuelle permet d’en prendre davantage conscience, comme nous l’avons mis en lumière récemment au sujet des fragilités de l’investissement locatif de courte durée (type Airbnb) ou de la nécessité de bien étudier vos investissements en parts de SCPI.

De fait, certains épargnants à qui leurs conseillers ont vendu des produits structurés présentés comme une « garantie en capital », verront leur épargne bloquée un long moment sauf à encaisser de lourdes pertes. Comme d’autres se sont vu conseiller des Fonds H2O en masse sur un track record passé, dont les titres ont perdu jusqu’à 70% de leur valorisation au cours de ces dernières semaines.

En toute logique, un investissement en produit(s) structuré(s) ne devrait pas excéder 10% d’un portefeuille financier.

Par ailleurs, il est important de mettre en concurrence les salles de marchés pour bénéficier des meilleures conditions tarifaires sur ces produits, ce que seul un conseiller indépendant sera en mesure de vous proposer.

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Déclaration d’impôt 2020 : les dates et les nouveautés à retenir

La campagne de déclaration de l’Impôt sur le Revenu (IR) et de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) a été lancée le 20 avril dernier après un décalage de la date initiale en raison de situation sanitaire exceptionnelle du Coronavirus (Covid-19).

Comme l’année dernière, la déclaration de revenus est maintenue pour la plupart des ménages. Une partie d’entre eux en revanche bénéficiera de la déclaration automatique, principale nouveauté de cette année[1].

 

 

La déclaration en ligne renforcée le principe de déclaration automatique

 

Le principe est désormais admis, chaque contribuable, quel que soit son revenu, devra procéder à la déclaration de ses revenus en ligne grâce à son espace impot.gouv. Pour tous les ménages ne disposant par d’internet ou ne se trouvant pas en mesure de procéder à une déclaration en ligne, pourront utiliser la déclaration papier.

Pour autant, les autorités encouragent fortement le recours à la déclaration électronique au regard du contexte sanitaire que nous connaissons.

A la suite du report de l’ouverture des déclarations en ligne, voici le nouveau calendrier applicable concernant les dates butoirs[2] :

  • Départements 01 à 19 : jeudi 4 juin 2020 à 23h59 ;
  • Départements 20 à 54 : lundi 8 juin 2020 à 23h59 ;
  • Départements 55 à 976 : jeudi 11 juin 2020 à 23h59.

Concernant les déclarations papiers, la date limite de réception de la déclaration sera le vendredi 12 juin à 23h59.

 

 

Les débuts du recours à la déclaration automatique

 

Conséquence de la mise en prélèvement à la source, une partie des contribuables n’auront pas à déclarer leurs revenus 2019 en 2020. Les ménages concernés sont ceux qui ont été imposés en 2019 selon les revenus préremplis par l’administration et qui n’ont déclaré aucun changement de situatition en 2019.

Désormais, pour les foyers fiscaux éligibles une simple vérification des informations préremplies par l’administration sera nécessaire :

  • Si les informations pré-remplies sont conformes, aucune autre action ne sera demandée de votre part et la déclaration sera valdiée de manière automatique ;
  • Si votre situation a été modifiée depuis 2019 (changement de situation familiale, adresse, nouveaux revenus à déclarer), vous devrez alors procéder à votre déclaration habituelle.

 

Comme chaque année, les équipes de SCALA PATRIMOINE restent à votre disposition pour vous accompagner dans la réalisation de vos démarches déclaratives.

 

 

[1] Pour tout complément d’information l’administration fiscale a mis en ligne la traditionnelle Brochure Pratique 2020.

[2] https://www.service-public.fr/

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Le secteur des SCPI à l’épreuve de la crise

La pandémie de Covid-19 que nous vivons actuellement a eu, et aura, un ensemble d’effets néfastes sur notre économie, malgré les mesures de soutien aux entreprises mises en place par le gouvernement.

Face à la crise, les craintes qui planent sur l’encaissement de certains loyers révèlent l’importance des mécanismes de garantie propres aux SCPI. D’où la nécessité de bien choisir, car toutes ne sont pas exposées de la même manière aux secousses du marché immobilier.

A propos de Scala Patrimoine

Scala Patrimoine fait parti des rares acteurs (moins de 5% sur le marché des Conseillers en Gestion de Patrimoine) à avoir fait le choix de l’indépendance financière auprès de l’Autorité des Marchés Financiers. Le cabinet rembourse, à ses clients, l’intégralité des frais prélevés par les SCPI et reversés aux distributeurs.

Rémunéré exclusivement pour son expertise par ses clients, Scala Patrimoine est donc en mesure de garantir l’impartialité de ses analyses.

 

 

Dans ce contexte d’incertitude, quelle sera la capacité de résilience des SCPI ? 

 

Il est aujourd’hui particulièrement difficile de prédire l’avenir, mais certains éléments permettent d’avoir une idée claire sur la question de savoir si les SCPI sont en mesures de traverser cette période difficile sans heurts.

Pour cela, il est donc important de prendre en considération les critères permettant de déterminer si une SCPI est mieux armée qu’une autre pour gérer les risques que cette crise fait peser sur le marché de la pierre-papier.

La première et principale inquiétude émane du fait que le gouvernement a annoncé vouloir apporter un soutien financier aux petites entreprises en leur accordant cette suspension des loyers. Les revenus locatifs étant le moteur financier des fonds immobiliers, leur non-paiement peut effectivement générer des inquiétudes quant à solidité financière et leur capacité à rémunérer les investisseurs, et donc le remboursement de leurs parts dans le cas d’une acquisition à crédit. Ces inquiétudes doivent selon nous être tempérées au regard de plusieurs éléments :

  • D’une part, il faut souligner qu’une suspension ne signifie pas que le paiement des loyers sur cette période n’interviendra jamais, il aura seulement lieu postérieurement. Les mesures de Bercy tendent en effet à suspendre les loyers à partir du 1er avril 2020 pour les périodes d’arrêt d’activité, mais le recouvrement pourra s’opérer dès la reprise de l’activité selon des modalités de paiement adaptés à la situation des entreprises (différés de paiement, étalements…)[i]. Il est toutefois vrai que l’incertitude sur la durée de cette cessation d’activité est bien présente.
  • D’autre part, il est nécessaire d’avoir à l’esprit que toutes les entreprises ne bénéficieront pas de ce dispositif puisqu’elles visent les « plus petites entreprises éligibles au fonds de solidarité financé par l’Etat et les Régions ». Concrètement, il s’agit là des très petites entreprises (TPE), micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales, avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros et un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 euros. Il s’agit donc uniquement d’accorder cette suspension des loyers aux petits acteurs de l’économie.

Il est selon nous important de prendre du recul concernant les conséquences que pourraient avoir ces mesures de soutien aux entreprises sur le bon fonctionnement des SCPI. Les entreprises locataires sont généralement pour la plupart des entreprises solides ne relevant pas du champ d’application de ces mesures.

Pour illustrer ces propos, la société de gestion Atland Voisin, qui a récemment communiqué sur sa collecte de loyer, affirme que « 98% des loyers du 1er trimestre 2020 ont été encaissés et que les demandes d’accompagnement des locataires se situent à ce jour entre 2 et 6% par rapport au loyer annuel global »[ii]. Certains locataires pourraient donc effectivement connaitre des difficultés et obtenir un différé mais il semble que ceux-ci soient minoritaires au sein de l’ensemble des preneurs à bail des SCPI.

Par ailleurs, les entreprises pourront compter sur le soutien de la banque publique d’investissement qui a annoncé une série de mesure tendant à pallier d’éventuels problèmes de trésorerie (garanties pour les prêts, réaménagement des crédits en cours, emprunts facilités)[iii].

Les acteurs de la pierre-papier devront ainsi adapter leur fonctionnement aux problématiques posée par la situation actuelle. Dans un communiqué en date du 26 mars 2020, Marc-Olivier Penin, Directeur Général de La Française REM, a ainsi développé la démarche de responsabilité dans laquelle la société de gestion s’inscrit[iv]. Celle-ci se traduit par :

  • Des efforts de reports de loyers en priorité concentrés vers les entreprises de taille modeste et les plus touchées ;
  • Une politique d’accompagnement sélective et négociée avec les entreprises de taille plus importante dont le secteur d’activité est particulièrement touché ;
  • Une conduite de fermeté vis-à-vis des demandes de locataires de taille importante dont le secteur d’activité n’est pas spécialement affecté par la crise ou dont les capacités financières sont manifestement importantes.

D’une manière générale, l’important est de ne pas généraliser et de se prêter à une analyse rigoureuse des indicateurs clés de chaque SCPI pour déterminer le degré d’exposition au risque.

 

 

Quels indicateurs pour déterminer l’exposition au risque d’une SCPI ? 

 

Comme nous l’avons évoqué, la taille des locataires en place est un critère important et sur ce point les SCPI citées présentent l’avantage d’avoir de nombreuses grandes sociétés parmi leurs preneurs.

Autre indicateur essentiel, la diversification est à notre sens la règle d’or en matière de sélection de SCPI permettant une mutualisation des risques optimale. Chaque SCPI étant propriétaire d’un parc immobilier important, si quelques biens ne génèrent plus de loyers, les autres biens viendront compenser les pertes.

La diversification doit ainsi s’opérer à plusieurs niveaux, notamment sur le secteur d’investissement, sur la zone géographique d’investissement ainsi que sur le nombre d’immeuble et de baux. C’est dans cette démarche de diversification et de mutualisation des risques que notre politique de sélection s’inscrit. Notre cabinet a toujours ainsi conseillé des portefeuilles diversifiés selons les modalités précisées ci-dessus.

Concernant notamment le secteur d’activité des locataires, Virginie Wallut, Directrice Recherche & ISR immobilier de La Française REM, estime que « si une réduction des revenus locatifs sur toutes les classes d’actifs est à attendre, l’ampleur de l’impact variera selon la typologie. L’hôtellerie ainsi que certaines formes de commerces et de logistiques devraient être plus impactées, alors que les bureaux devraient se montrer plus résilients ».

Au regard de ces critères, il apparait que la qualité des locataires et la mutualisation des risques opérée par une diversification à plusieurs niveaux soient de nature à permettre une gestion efficace des difficultés.

Si l’analyse de ces paramètres offre une certaine visibilité sur la capacité des SCPI à prospérer, il faut toutefois rester prudent notamment en raison de l’incertitude pesant sur la durée de cette crise. A cet égard, il est important de s’intéresser à des indicateurs plus financiers.

Pour anticiper les situations pouvant générer des difficultés à servir les investisseurs associés, les SCPI ont la possibilité de mettre en place un matelas de sécurité permettant de gérer sans accroc les crises telles que celle que nous connaissons.

Cette sécurité financière se matérialise par une ligne « report à nouveau » (RAN) dans le bilan comptable. Il s’agit de trésorerie excédentaire qui n’a pas fait l’objet de distribution. Cette ligne est un facteur important qui permettra aux SCPI de se démarquer entre elles. A cet égard, il nous semble évident que les sociétés de gestion qui ont voulu afficher un rendement élevé au détriment de la sécurité des clients connaitront plus de difficultés sur le long terme.

Sur ce point, Marc Bertrand, président de La Française, a déclaré que « nos véhicules d’investissements immobiliers pourraient être provisoirement impactés en cas de support à apporter aux locataires, de légers décalages dans les programmes d’investissements ou de relocations. Mais la politique de gestion de la Société, notamment la constitution de réserves sur la majorité de nos SCPI, pourra venir soutenir la distribution en 2020 ».

Le RAN en jours permet de déterminer la période pendant laquelle la SCPI peut assurer le paiement des loyers aux investisseurs dans l’hypothèse où tous les locataires feraient défaut. Un tel scénario extrême est bien entendu inconcevable dans les faits, mais nous pouvons remarquer que le report à nouveau et la qualité des locataires en place sont deux indicateurs à mettre en perspective.

Enfin, la capitalisation d’une SCPI est un indicateur qui doit être étudié. Une capitalisation élevée implique une bonne diversification des actifs et par conséquent une exposition aux risques moindre. C’est d’ailleurs ce que rappel Marc-Olivier Penin en soulignant que « la taille des patrimoines immobiliers des SCPI – en centaine de millions, voire en milliards d’euros – permet à la diversification de jouer son plein effet en mutualisant et donc en diminuant les risques spécifiques à chaque actif, à chaque locataire ».

 

 

Quelles conclusions porter au regard de la situation actuelle ? 

 

Nous souhaitons ici souligner que, même s’il faut bien entendu rester prudent sur les conséquences de la situation actuelle, les investisseurs doivent prendre le recul nécessaire pour pouvoir apprécier la qualité de leurs investissements.

Pour répondre aux inquiétudes des investisseurs, Éric Cosserat, président de PERIAL, a notamment déclaré : « La nature immobilière de nos fonds, leur taille, leur qualité, notre expérience et notre capacité à mener une gestion active des patrimoines nous permettent aujourd’hui, à ce stade de la crise, de continuer à travailler calmement pour amortir au maximum l’impact de cette crise. Nos SCPI, nos OPCI et nos fonds gérés sont, par nature, des investissements défensifs, résilients et de long terme »[v].

Ce point de vue rassurant est également partagé par Marc-Olivier Pénin qui estime « utile de rappeler, face à ce contexte particulier, que les véhicules collectifs comme les SCPI sont structurellement armés pour résister à ce type d’épisodes : des baux longs, une stratégie de revalorisation des prix de parts prudente permettant d’amortir un choc conjoncturel ou un repositionnement des primes de risques et enfin un environnement de taux bas qui devrait se prolonger et toujours être favorable à l’immobilier ».

Il semble ainsi que les SCPI puissent conserver leurs caractéristiques de valeur refuge.

Par ailleurs, le projet du Grand Paris, qui doit prendre forme d’ici 2024, est selon nous porteur d’espoir pour le marché et permettra de redynamiser le secteur après cette période mitigée.

Une dernière interrogation peut cette fois porter sur les fluctuations de valeur de l’immobilier et notamment son impact sur les parts de SCPI.

Il faut d’abord rappeler qu’une baisse de valeur implique une augmentation de l’offre par rapport à la demande ou encore une hausse des taux d’intérêts. La chute des prix de l’immobilier est à ce jour une question délicate sur laquelle il est difficile d’élaborer. Jean-Christophe Antoine, président de Atland-Voisin, « ne voit pas de déséquilibre entre l’offre et la demande qui pourrait être synonyme de baisse de valeur » tout en nuançant ses propos concernant « les immeubles de référence (ou prime) dont les taux de rendement étaient très faibles et ou un ajustement des prix pourrait avoir lieu notamment en cas de correction des taux d’intérêts à 10 ans ».

Il sera donc nécessaire d’observer comment évoluent les taux d’intérêts dans les mois à venir.

Concrètement, si une hausse significative avait lieu, l’immobilier pourrait perdre de sa valeur et ainsi contraindre certains acteurs ayant un taux d’endettement élevé à vendre quelques actifs pour respecter les ratios contractuels, ce qui pourrait paradoxalement être source d’opportunité pour des acteurs peu endettés comme les SCPI. Ici encore, les impacts varieront en fonction de la politique de gestion mise en place.

Concernant enfin la valeur des parts des associés de SCPI, il faudra veiller à ce que le prix des parts actuel reste bien supérieur à la valeur de la SCPI, appelée valeur de reconstitution. Plus celle-ci est élevée, plus la SCPI sera à même de résister à d’éventuelles fluctuations.

 

En conclusion, la qualité de sélection des SCPI reposant sur les différents indicateurs étudiés permettra de déterminer sur le long terme quelles ont été les stratégies gagnantes. A cet égard, notre politique de sélection s’est toujours attachée à constituer un portefeuille diversifié portant sur des SCPI à mêmes de garantir la sécurité de nos clients.

La recherche d’un rendement élevé sans une prise en compte mesurée des différents risques ne peut s’avérer payante sur la durée.

Cette réalité vaut pour tout type d’investissement et la conjoncture actuelle permet d’en prendre davantage conscience. C’est ce qu’illustre le cas de la location immobilière de courte durée, type AirBnB, qui connait actuellement un énorme coup d’arrêt (sur ce point, retrouvez notre article dédié[vi]). Concernant les placements financiers, certains épargnants, à qui leurs conseillers ont vendu des produits structurés présentés comme une pseudo « garantie en capital », verront leur épargne bloquée un long moment sauf à encaisser de lourdes pertes. D’autres, se sont vu conseiller des Fonds H2O en masse sur un track record passé, dont les titres ont perdu jusqu’à 70% de leur valorisation au cours de ces dernières semaines.

L’année 2020 sera donc probablement un tournant pour le conseil en gestion de patrimoine.

S’il est certain que beaucoup de cabinets justifieront les mauvais résultats par le contexte totalement imprévisible auquel nous somme confrontés, les clients ne doivent cependant pas être dupes. Une bonne gestion implique avant tout de la transparence, une prise en compte réfléchie du couple rendement/risque et la possibilité pour le conseiller de réagir rapidement et efficacement quand surviennent des aléas.

La crise actuelle n’aura certainement pas un effet positif sur le patrimoine des Français, mais si celle-ci peut conduire à certaines prises de conscience tout ne sera peut-être pas perdu.

 

 

[i] economie.gouv.fr

[ii] Communiqué spécial Atland Voisin du 27 mars 2020

[iii] bpifrance.fr

[iv] Communiqué COVID-19 La Francaise REM du 26 mars 2020

[v] Perial.com/actulites/info-covid-19

[vi] www.scala-patrimoine.fr/2020/03/31/covid-19-les-consequences-de-la-crise-pour-votre-immobilier

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COVID-19 : Les conséquences de la crise pour votre immobilier

Nombre de propriétaires ayant fait le choix de la location de courte durée s’en mordent aujourd’hui les doigts : avec la pandémie de Covid-19, les annulations de réservations se multiplient, poussant le géant Airbnb à prendre des mesures de remboursement sans frais.

De quoi s’interroger sur les conséquences à long terme que pourrait avoir une telle crise sur l’immobilier en général, le tourisme et les locations de vacances (LMNP) en particulier.

En cas de baisse de revenus, vous pourrez peut-être limiter les pertes en aménageant, par exemple, le remboursement de votre crédit immobilier. Et s’il était nécessaire de repenser votre stratégie d’investissement ? Tous nos conseils pour gagner en viabilité à long terme.

 

Avec une perspective de plus-values élevées, des taux historiquement bas et des dispositifs de défiscalisation de plus en plus nombreux, la conjoncture a longtemps été propice aux investissements dans l’immobilier.  Si le contexte actuel peut légitimement inquiéter les investisseurs, il est nécessaire de prendre du recul car les conséquences vont être variables selon les situations de chacun.

Il faut d’abord distinguer le secteur de l’immobilier résidentiel dans lequel les Français investissent le plus souvent en direct, et le secteur de l’immobilier d’entreprise qui est un investissement généralement plébiscité par l’intermédiaire d’un véhicule collectif d’investissement (SCPI, OPCI, SCI). Vous pouvez retrouver notre analyse concernant le secteur de la pierre-papier dans notre article dédié.

Si l’on s’intéresse à l’immobilier résidentiel, nous pouvons constater que l’impact de la crise actuelle va varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment la forme de l’investissement (acquisition d’un immeuble de jouissance, acquisition d’un immeuble de rapport, location nue ou meublée, location de longue durée, location saisonnière…), et ses modalités de financement (investissement comptant, crédit amortissable…).

Toutes ces options présentent des avantages et des inconvénients propres notamment en matière de fiscalité, de gestion et de rendement.

Les circonstances actuelles nous conduisent toutefois à s’interroger sur la viabilité des investissements locatifs de courte durée, notamment ceux loués par l’intermédiaire de plateformes en ligne, type AirBnB.

 

Quelles sont les conséquences de la crise sur le modèle de location « AirBnB » ? 

 

La location meublée de courte durée a connu un essor considérable ces dernières années, porté par le développement des plateformes d’intermédiation en ligne et de la croissance du tourisme. Permettant de générer un rendement bien supérieur à la location classique et bénéficiant d’une réglementation avantageuse, du moins jusqu’à présent, la location saisonnière présente des avantages incontestables.

Les limites du mécanisme sont cependant bien présentes et sont davantage mises en lumière au regard de la situation actuelle. En effet, lorsque l’on se lance dans ce type de location, il faut bien avoir à l’idée que l’investissement ne peut être réellement viable que dans des zones à fort potentiel touristique. Pratiquer un loyer supérieur à la moyenne se justifie par rapport à une demande locative supérieure à la moyenne. Cependant, même dans les secteurs où il existe une demande locative élevée, l’investisseur n’est jamais à l’abri d’un changement de circonstance qui pourrait inverser la tendance.

 

La situation que nous vivons actuellement est à cet égard un scénario extrême ; le confinement mis en place par les gouvernements dans de nombreux pays interdit tout déplacement non indispensable mettant ainsi le tourisme totalement à l’arrêt et multipliant les annulations des réservations. C’est ainsi une période de vacance locative qui s’ouvre pour ces loueurs et ce pour une durée très incertaine.

Par ailleurs, dans l’hypothèse où la pandémie actuelle serait gérée et où le confinement prendrait fin, il est peu probable que le tourisme se rétablisse directement. Il faudra surement plusieurs mois pour voir les activités touristiques reprendre sur un rythme normal et la période estivale sera certainement beaucoup moins productive, quand bien même le plus gros de cette crise serait passé.

Les limites du système « location AirBnB » sont clairement perceptibles et cela doit nous rappeler la règle d’or que tout investisseur doit garder en tête : Un rendement élevé implique un risque plus élevé. La location courte durée n’y déroge pas.

 

Quels impacts pour les investisseurs ?

 

Les effets de cette pandémie sur les investisseurs est certain mais tous ne seront pas non plus impactés de la même manière. La capacité d’épargne des loueurs ayant acheté à crédit est à cet égard un critère important pour mesurer le degré d’exposition au risque de l’investissement, notamment pour ceux dont les recettes locatives assurent le remboursement des charges d’emprunt.

Dans le meilleur des cas, le particulier disposera de revenus confortables pour pourvoir continuer à rembourser les échéances d’emprunt en l’absence de loyer perçu. Cette hypothèse est probable pour des personnes ayant un patrimoine important et une situation confortable mais le fait est qu’elles perdront de l’argent. Dans les autres cas, les autres revenus ne pourront pas venir en remboursement du crédit, ce qui est d’autant plus probable qu’une majorité de Français percevra certainement un salaire diminué ces prochains mois (activités à l’arrêt, chômage partiel…).

Ce constat ne vaut bien sûr pas qu’en matière de location de courte durée, tous les types de loueurs sont potentiellement concernés par ces difficultés de remboursement, mais nous voulons ici souligner que les « loueurs AirBnB » seront probablement plus impactés.

Pour les personnes en difficulté ayant acheté à crédit, il sera donc nécessaire de prendre contact avec votre banquier pour discuter des éventuelles possibilités d’aménagement des échéances d’emprunt.

Si aucune mesure de suspension n’a pour l’instant été prise par le gouvernement, cela n’est pas à exclure, notamment si l’on s’intéresse à nos voisins Italiens qui peuvent désormais suspendre le remboursement des mensualités d’emprunt immobilier jusqu’au 31 décembre 2020 pour faire face aux pertes de revenus.

 

De quelles alternatives disposent les loueurs pour limiter les pertes ? 

 

Dans ce contexte de nombreuses vacances locatives, quelles alternatives s’offrent aux loueurs « AirBnB » pour limiter les pertes ?

Les solutions sont malheureusement peu nombreuses, la première venant à l’esprit est le passage en location longue durée mais là encore la possibilité de trouver un locataire durant cette période est peu probable. D’après nous, il sera nécessaire de proposer ce type de location dès la fin du confinement pour s’assurer des revenus locatifs certes moins conséquents mais plus réguliers, et ce en prévision d’une période ou l’afflux touristique sera certainement inférieur aux moyennes passées.

Une autre solution qui s’offre aux loueurs, mais qui n’aura pas pour conséquence de limiter les pertes, consiste à mettre gratuitement son bien à disposition pour venir en aide aux soignants ayant besoin d’un logement. Afin de plébisciter cette démarche, le gouvernement a mis en place une plateforme sur laquelle les loueurs peuvent proposer leurs biens et bénéficier en retour d’un dédommagement de 50 euros par AirBnB. Bien qu’il s’agisse d’une maigre consolation pour ces investisseurs, on peut souligner ici une bonne opportunité de contribuer à sa manière à la lutte contre le Coronavirus.