Les convictions d’investissement de Scala Patrimoine – Juillet 2026
Les principaux enseignements
- L’investissement sur les marchés financiers exige, plus que jamais, une diversification rigoureuse.
- La désescalade des tensions au Moyen-Orient soutient les marchés actions, mais la dynamique reste marquée par une forte rotation sectorielle.
- Les banques centrales restent actives (hausse des taux de la BCE et de la BoJ), dans un contexte de normalisation des anticipations d’inflation.
- Avec des marchés actions proches de leurs sommets et une volatilité difficile à lire, la stratégie globale repose sur la diversification
Les marchés actions profitent de la désescalade des tensions au Moyen-Orient
Le mois de juin s’est révélé plus volatil que mai. Toutefois, l’annonce d’une désescalade des tensions au Moyen-Orient, comme évoqué par le Journal La Tribune, a apporté un éclaircissement significatif sur les marchés actions, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe et en Asie.
Un sentiment d’incertitude subsiste néanmoins autour des valeurs technologiques américaines.
Leur rallye, porté depuis plusieurs mois par un nombre restreint de titres, continue de montrer des signes de rotation plutôt que de véritable essoufflement.
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Une rotation sectorielle se confirme
Une rotation sectorielle est en train de s’opérer au sein même de la thématique technologique. Les segments des large caps, dominés par les « Magnificent Seven », ainsi que celui des éditeurs de logiciels, continuent de nettement sous-performer au profit des valeurs liées aux semi-conducteurs et à la mémoire, soutenues par la progression des bénéfices attendus.
« En parallèle, les valeurs défensives, notamment dans la santé, ainsi que les valeurs financières, en particulier les banques, retrouvent des couleurs. Ces dernières bénéficient pleinement de la rotation sectorielle anticipée dans un contexte de détente géopolitique », précise Romane Azzopardi, responsable de la gestion financière au sein du multi family office indépendant Scala Patrimoine.
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Les marchés européens reprennent leur marche en avant
L’Europe surperforme les États-Unis, portée par les valeurs cycliques qui retrouvent de l’élan après l’annonce de la désescalade.
En Asie, le Japon surperforme également. Cette performance s’explique davantage par l’évolution de la devise que par les fondamentaux locaux, le yen s’étant nettement déprécié face au dollar.
« Sur les marchés émergents, la thématique technologique orientée vers les semi-conducteurs continue de surperformer, notamment en Corée du Sud et à Taïwan, qui demeurent les deux marchés émergents les plus performants devant la Chine et l’Inde », explique Francesco Baiano, chargé d’investissement chez Scala Patrimoine.
À l’inverse, la Chine connaît une nouvelle phase de faiblesse. Les annonces de soutien budgétaire n’ont pas été suivies de mesures concrètes, ce qui déçoit les investisseurs, tandis que l’économie reste largement orientée vers les exportations plutôt que vers la consommation domestique.
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Des besoins de financement toujours plus importants pour les géants de la technologie
Le principal risque identifié demeure le financement des investissements massifs (capex) annoncés par les grandes entreprises technologiques.
Si les taux longs venaient à se maintenir durablement à des niveaux élevés, voire à remonter, le coût de financement de ces investissements pèserait sur les marges et les valorisations.
Romane Azzopardi va plus loin : « Un retournement du secteur technologique – qu’il soit provoqué par un durcissement réglementaire, une pénurie de composants ou une multiplication des introductions en Bourse – entraînerait un double choc : une baisse des portefeuilles des investisseurs et une contraction de la consommation des ménages américains les plus aisés via l’effet richesse. »
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Notre positionnement : la diversification reste privilégiée
La diversification, en dehors des grandes valeurs technologiques américaines, demeure privilégiée dans le cadre d’un investissement sur les marchés boursiers.
Cette logique s’applique également au niveau sectoriel. Dans le contexte actuel, les valeurs défensives constituent toujours une source de diversification pertinente.
Investissement sur les marchés obligataires : détente sur la courbe des taux
L’annonce de la désescalade au Moyen-Orient s’est traduite par une détente des courbes de taux et par des anticipations d’inflation mieux maîtrisées, notamment après la première réunion de la Réserve fédérale suivant cette accalmie, au cours de laquelle les taux directeurs ont été maintenus inchangés.
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La BCE relève ses taux
La Banque centrale européenne a relevé son taux de dépôt de 25 points de base, à 2,25 %.
Dans le même temps, les taux courts européens ont poursuivi leur remontée, les marchés continuant d’anticiper de nouveaux resserrements monétaires sur la partie courte de la courbe.
Les spreads du crédit investment grade sont revenus sur des niveaux comparables à ceux observés avant les tensions géopolitiques, traduisant un net regain de confiance des investisseurs.
Au Japon, la Banque du Japon a également procédé à une hausse de ses taux directeurs. L’économie japonaise demeure toutefois plus fragile que l’économie américaine. « La dépréciation du yen face au dollar s’explique davantage par la vigueur du billet vert que par une faiblesse intrinsèque de la devise japonaise, qui reste relativement stable face à l’euro », explique Romane Azzopardi.
À ce stade, le ministre japonais des Finances n’est pas intervenu malgré un niveau historiquement faible du yen face au dollar.
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Notre positionnement : privilégier la partie courte de la courbe
Notre allocation obligataire privilégie la partie courte de la courbe, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis, avec une surpondération du crédit corporate investment grade par rapport aux emprunts souverains.
Dans un contexte où le portage demeure attractif, l’incertitude entourant l’évolution des taux longs justifie une gestion prudente de la duration.
Métaux précieux et cryptoactifs
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L’or en léger repli
La remontée des taux aux États-Unis et en Europe pèse à court terme sur les métaux précieux.
L’or poursuit ainsi son repli, les rendements obligataires redevenant plus attractifs.
Les facteurs structurels de long terme demeurent néanmoins inchangés, notamment les achats des banques centrales, en particulier asiatiques, qui continuent de soutenir la thèse d’une diversification à moyen et long terme.
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Réouverture du détroit d’Ormuz : vers une baisse sur les cours des métaux industriels ?
Une vigilance particulière demeure sur la volatilité des métaux précieux dans cet environnement marqué par l’évolution des taux. Le Bitcoin continue de se comporter davantage comme un actif de diversification comparable à l’or que comme un actif fortement corrélé aux valeurs technologiques. Les volumes échangés sur les cryptoactifs restent proches de leurs plus bas niveaux depuis plusieurs années, traduisant un marché encore peu dynamique.
« Une opportunité potentielle existe à ces niveaux, mais sans conviction forte à court terme », tempère toutefois Romane Azzopardi.
Du côté des métaux industriels, plusieurs demeurent proches de leurs plus hauts niveaux depuis 2022, soutenus par les enjeux de souveraineté énergétique, technologique et de défense.
La détente des tensions géopolitiques a toutefois réduit les risques de perturbation des chaînes d’approvisionnement, notamment au niveau du détroit d’Ormuz.
Ces actifs conservent leur place, à titre minoritaire, dans les portefeuilles diversifiés.
Produits structurés : une personnalisation du couple rendement/risque
Notre analyse privilégie désormais une stratégie acheteuse de volatilité plutôt qu’une stratégie vendeuse de volatilité, tout en conservant quelques positions tactiques sur certains marchés jugés plus attractifs, comme la Corée du Sud ou le Japon.
Ce positionnement s’inscrit dans un contexte de baisse de la volatilité et de préoccupations macroéconomiques relativement limitées à court terme, notamment à l’approche des élections de mi-mandat américaines, historiquement favorables aux marchés actions.
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Produits à participation ou produits de rendement ?
Dans ce contexte, les produits à participation redeviennent plus attractifs que les produits de rendement de type Phoenix ou autocall.
Pour Francesco Baiano, « la situation reste néanmoins délicate. L’investissement dans des produits à participation intervient alors que les marchés actions se situent proches de leurs plus hauts niveaux, ce qui suppose une forte conviction sur leur évolution à l’horizon de placement. »
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Notre positionnement : une personnalisation du couple rendement/risque
Les produits structurés demeurent un outil privilégié pour personnaliser précisément le couple rendement/risque dans un environnement de marché toujours incertain.
Ils permettent de maintenir une exposition aux marchés actions tout en intégrant, selon les solutions retenues, une protection partielle ou totale du capital.
Stratégies alternatives : un véritable outil de diversification de votre investissement
Dans le contexte actuel – marchés actions proches de leurs plus hauts, marché obligataire sensible aux décisions des banques centrales et volatilité réelle toujours difficile à appréhender malgré le recul de la volatilité implicite – les stratégies alternatives conservent pleinement leur rôle de diversification.
Elles permettent de réduire la corrélation globale des portefeuilles, notamment en cas de choc simultané sur les marchés actions et obligataires.
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