L'émission B Smart Patrimoine

Guillaume Lucchini sur B Smart TV pour évoquer la nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales

Invités de l’émission Smart Patrimoine sur B Smart 4 Change, Pierre-Eliott Blum, avocat fiscaliste chez Lumay Avocats, et Guillaume Lucchini, associé fondateur du multi family office indépendant Scala Patrimoine, ont livré leur analyse de la nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales introduite par la loi de finances pour 2026. Un dispositif très attendu… mais largement édulcoré.

Nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales : un rendement divisé par neuf

Initialement, la mesure sur les holdings patrimoniales visait près de 10 000 structures détenant plus de 5 millions d’euros d’actifs, avec un objectif de rendement ambitieux : 900 millions d’euros. Mais au fil des débats parlementaires, le texte a été profondément remanié. Résultat : l’État n’en attend plus que 100 millions d’euros.

La version initiale du projet de loi de finances (PLF) 2026 proposait une taxe de 2 % sur les actifs non professionnels détenus par des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, caractérisées par une prépondérance de revenus passifs.

La version définitivement adoptée reprend en réalité le dispositif amendé par le Sénat : assiette fortement réduite, mais taux porté à 20 %.

Le champ d’application de la taxe est désormais strictement encadré. Elle vise uniquement les actifs immobiliers non affectés à une activité opérationnelle et les biens dits « somptuaires ». Cela concerne par exemple les biens affectés à la chasse ou à la pêche, véhicules de tourisme, yachts et bateaux de plaisance, logements dont la personne physique contrôlante se réserve la jouissance, ou encore logements occupés à titre gratuit, loués à un loyer anormalement bas.

Un ciblage volontairement restrictif, qui limite de facto la portée réelle du dispositif.

Nicolas Pagniez. Au regard des conditions désormais très strictes d’application de la taxe sur les holdings patrimoniales, les entrepreneurs doivent-ils s’inquiéter pour les stratégies qu’ils ont mises en place ou s’agit-il d’une mesure essentiellement symbolique ?

Guillaume Lucchini. Je penche très clairement pour la seconde hypothèse. Si l’on revient aux discussions à l’origine du texte, celui-ci a été presque entièrement vidé de sa substance. Certains parlementaires visaient initialement un rendement proche d’un milliard d’euros. Dans sa version actuelle, la mesure ne rapporterait qu’environ 100 millions.

Il s’agit donc avant tout d’un dispositif complémentaire au cadre anti-abus déjà existant, et rien de plus. Prenons l’exemple des actifs immobiliers de jouissance ou loués à des conditions préférentielles. En tant que multi family office indépendant, nous avons toujours veillé à rappeler à nos clients l’importance de louer leurs biens à des prix de marché, en parfaite adéquation avec la réalité économique. Nous avons toujours travaillé dans le respect de l’esprit de la loi.

Aucun de nos clients ne logent des jets privés ou des bateaux de plaisance dans leur holding patrimoniale pour un usage personnel. Ce texte n’aura donc, très concrètement, aucune conséquence pour nos clients. À mes yeux, il s’agit avant tout d’une mesure politique, destinée à rassurer une partie de l’électorat français. Dans les faits, ces dispositions ciblent des situations caricaturales et marginales de détournement de la holding patrimoniale.

« Le réemploi doit avant tout concerner les entrepreneurs qui souhaitent réinvestir dans leur prochaine activité »

Nicolas Pagniez. La loi de finances pour 2026 durcit par ailleurs les conditions d’accès au mécanisme de report d’imposition prévu à l’article 150-0 B ter, avec notamment une restriction du champ des activités éligibles. Certaines activités, comme celles de marchand de biens ou de promotion immobilière, sont désormais exclues. Quelles conséquences anticipez-vous pour les entrepreneurs ?

Guillaume Lucchini. Les entrepreneurs ne doivent pas commencer à réfléchir à leurs investissements le jour du closing. À ce stade, il est déjà trop tard. Le maître-mot, c’est l’anticipation. La réflexion ne doit pas se limiter à une logique d’optimisation fiscale. Elle doit s’inscrire dans une stratégie patrimoniale globale et de long terme.

Certains acteurs, parfois mal intentionnés, posent la question de manière très réductrice : « Voulez-vous payer de l’impôt ? » Or la vraie question porte sur les besoins, les objectifs patrimoniaux, le train de vie et les projets futurs de l’entrepreneur. Ce n’est qu’ensuite que la fiscalité doit entrer en ligne de compte.

Il ne faut pas oublier que les entrepreneurs construisent l’essentiel de leur patrimoine à travers leur entreprise. Ils sont, d’une certaine manière, les architectes de leur propre patrimoine. Dans le cadre de l’apport-cession, ils se retrouvent pourtant contraints d’investir, dans un délai de trois ans, dans des activités dites éligibles, strictement encadrées, sur lesquelles ils n’ont souvent ni contrôle ni capacité réelle à créer de la valeur. C’est un peu comme si on leur confiait un ticket de loterie, en leur demandant simplement de ne pas perdre d’argent.

Or ces opérations de réemploi comportent des risques. Elles alimentent tout un écosystème dont l’intérêt est précisément de faire fonctionner le dispositif du 150-0 B ter. Ces fonds sont d’ailleurs souvent parmi les plus chargés en frais. J’ai vu trop de dossiers artificiellement montés, notamment autour d’activités de marchand de biens, dans lesquels l’entrepreneur sortait rarement gagnant.

Nicolas Pagniez. A qui s'adresse alors le dispositif du réemploi ?

À mon sens, le réemploi doit avant tout concerner les entrepreneurs qui souhaitent réinvestir dans leur prochaine activité, ou développer une stratégie de business angel dans un secteur ou un métier qu’ils maîtrisent parfaitement. Dans certains cas, ils peuvent même occuper un rôle actif, voire un siège au conseil d’administration des sociétés dans lesquelles ils investissent.

À l’inverse, lorsqu’un entrepreneur n’a pas de projet clairement identifié, il a tout intérêt à monétiser tout ou partie de ses actifs. D’autres leviers d’optimisation existent alors, notamment les donations pré-cession dans un cadre familial, qui permettent de concilier transmission, sécurisation patrimoniale et efficacité fiscale.

Retrouvez le lien vers l'émission de B Smart 4 Change

 


Maxime Marcelli, Scala Patrimoine, les 100 qui font le Patrimoine 2026

Maxime Marcelli parmi les « 100 qui font le patrimoine »

Maxime Marcelli, Directeur général de Scala Patrimoine, figure cette année parmi les « 100 qui font le patrimoine ». Une distinction décernée par le groupe Ficade mettant en lumière les acteurs les plus influents de la gestion de patrimoine.

Les 100 qui font le patrimoine : la relève

Comme chaque année, la presse met en avant les 100 personnalités qui œuvrent pour la gestion de patrimoine. Pour cette édition 2026, les rédactions du groupe Ficade — Gestion de Fortune, Décideurs Magazine, Investissement Conseils, Profession CGP et Patrimoine24 — ont choisi de valoriser une génération montante de professionnels de moins de 45 ans.

Family officers, conseillers en gestion de patrimoine, notaires et avocats : toutes les professions du conseil patrimonial sont ainsi représentées, soulignant l’importance de l’interprofessionnalité au service des entrepreneurs, cadres dirigeants et sportifs de haut niveau.

Les lauréats ont été sélectionnés pour leur influence et leur action déterminante au sein de l’écosystème financier et patrimonial. Leur travail reflète, en effet, une combinaison de compétences techniques, de vision stratégique et de sens du service client. Des qualités essentielles dans un univers où la complexité des patrimoines nécessite un accompagnement sur mesure et collaboratif.

Scala Patrimoine se félicite de voir son Directeur général, Maxime Marcelli, rejoindre cette promotion 2026. Cette reconnaissance salue à la fois son expertise et son engagement en faveur d’un conseil indépendant, incarné par le modèle singulier de Scala Patrimoine.

Un parcours dédié à l’indépendance

Diplômé d’un master 1 en droit des affaires et d’un master 2 en droit du sport à l’Université d’Aix-Marseille, Maxime Marcelli a débuté sa carrière dans des cabinets d’avocats d’affaires. Il a rejoint ensuite la Fédération française de football comme juriste du sport. Après l’obtention du CRFPA, il décide de s’investir dans le conseil en gestion de patrimoine indépendant. Une volonté qui s'est concrétisée par son arrivée chez Scala Patrimoine en 2016.

Depuis, il a largement contribué à structurer l’accompagnement du cabinet pour les familles, les entrepreneurs et les sportifs de haut niveau, en mettant l’accent sur des solutions sur mesure et transparentes. Pour lui, un principe prime sur tous les autres : l’indépendance du conseil.

« Dans un univers encore largement nourri par les rétrocessions, notre métier ne peut s’exercer pleinement que dans l’indépendance. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi un modèle de rémunération totalement transparent. Nous sommes donc rémunérés à 100 % en honoraires, sans rétrocommissions ni conflits d’intérêts », explique-t-il.

Une reconnaissance collective

Cette distinction souligne non seulement son expertise, mais aussi l’engagement collectif des équipes de Scala Patrimoine. Aux côtés de Guillaume Lucchini, associé fondateur, Maxime Marcelli contribue à promouvoir un modèle unique où la transparence et l’indépendance sont au cœur de la relation client.

« Je remercie chaleureusement les équipes du groupe Ficade pour cette mise en avant du conseil patrimonial indépendant. Cette distinction est également celle de Guillaume Lucchini et de toutes les équipes de notre multi-family office », ajoute-t-il.

Scala Patrimoine tient également à remercier l’ensemble des journalistes du groupe Ficade pour cette reconnaissance. Celle-ci reflète la qualité et l’engagement durable des professionnels qui font vivre l’écosystème patrimonial français.


Les Echos

Scala Patrimoine éclaire les Échos sur les frais des produits structurés

L’essor spectaculaire des produits structurés ne se dément pas. Leurs encours ont plus que doublé entre 2021 et 2024, pour atteindre 146 milliards d’euros. Une progression fulgurante qui masque toutefois une réalité moins reluisante : l’opacité persistante de leur tarification. Réputés pour être fortement chargés en frais, ces placements sophistiqués souffrent d’un manque de transparence que déplore une partie de la profession.

Laurence Boccara, journaliste aux Échos, a enquêté sur le sujet et a interrogé notamment Guillaume Lucchini, associé fondateur du multi-family office Scala Patrimoine.

Une tarification souvent opaque pour les produits structurés

Les frais représentent un enjeu majeur. « Les produits structurés sont tous chargés en frais. Non seulement cette tarification est multiple, mais elle demeure en grande partie opaque », avertit d’emblée Guillaume Lucchini.

La structure de coûts s’avère en effet complexe. À ceux du structureur s’ajoutent les ponctions de la banque émettrice, puis bien souvent celles de l’intermédiaire financier – conseillers en gestion de patrimoine ou établissements bancaires. Au total, ces charges successives peuvent atteindre entre 0,5 % et 1 % par an.

Contrairement aux frais clairement affichés d’un OPCVM traditionnel ou d’un ETF, les coûts liés aux produits structurés restent rarement mis en avant. «L’épargnant ne mesure pas réellement ce qu’il paie, ni ce qui vient amputer in fine le coupon. Ce sont des produits très rémunérateurs pour certains intermédiaires», souligne Guillaume Lucchini.

Le fondateur de Scala Patrimoine nuance toutefois son propos : « Dans certains contextes bien définis, ces produits peuvent être pertinents. Mais leur structure de frais est parfois illisible. Certains acteurs n’hésitent pas à en gonfler le niveau. C’est pourquoi nous privilégions une approche directe avec les salles de marché. Ainsi qu’une facturation fondée uniquement sur des honoraires explicites et transparents. »

Des outils financiers qui répondent à de véritables besoins

Malgré ces zones d’ombre, les produits structurés n’en demeurent pas moins des instruments patrimoniaux intéressants lorsque leurs frais sont clairs, transparents et raisonnables. Romane Azzopardi, responsable des investissements chez Scala Patrimoine, réaffirme d’ailleurs la conviction de la maison : « Nous conservons une vision très positive des produits structurés. Bien plus qu’un simple outil d’exposition, ils constituent une solution sophistiquée de personnalisation, permettant d’ajuster précisément l’accès aux marchés et le couple rendement-risque selon les objectifs de l’investisseur. »

Ces solutions bénéficient tout particulièrement aux épargnants souhaitant capter le potentiel de croissance de certains marchés ou secteurs à moyen terme, tout en intégrant des mécanismes de protection face aux risques de correction. « Cette approche se révèle d’autant plus stratégique dans des périodes où les valorisations sont élevées », ajoute Romane Azzopardi.

La diversification demeure un principe central – tant en ce qui concerne les sous-jacents que les structures utilisées. Grâce à leur souplesse, les produits structurés offrent un levier d’optimisation de la performance dans l’environnement actuel, tout en répondant à des besoins spécifiques en matière de distribution.

Ils constituent ainsi un pilier pertinent dans toute stratégie de rente personnalisée, combinant rendement, protection et adaptabilité. À condition que leurs performances ne soient pas englouties par des frais excessifs !


Le Figaro

« L’épargne française prend la fuite » : Guillaume Lucchini tire la sonnette d’alarme pour Le Figaro

Face à l’incertitude politique et fiscale, de nombreux foyers fortunés et entrepreneurs cherchent à protéger leur patrimoine. Guillaume Lucchini, associé fondateur de Scala Patrimoine, a accordé un entretien au journaliste Jean Kedroff pour Le Figaro sur le sujet. Il y analyse la montée d’une inquiétude diffuse mais profonde chez les épargnants français, nourrie par cette instabilité croissante.

L’année 2024 a marqué une rupture nette dans l’esprit des grandes fortunes. Instabilité politique, incertitudes fiscales : la combinaison inquiète et pousse à la prudence. Un réflexe s’installe : protéger son épargne, organiser son avenir, et parfois même envisager l’exil. Mais avant toute décision d’exil fiscal, un exil financier est déjà à l’œuvre. Le Luxembourg, avec son célèbre contrat d’assurance-vie, et la Suisse s’imposent comme destinations privilégiées.

Une nouvelle génération passe à l’action

Les nouvelles générations bousculent les codes de la gestion patrimoniale. Mieux informés que leurs aînés, scrutant marchés et opportunités, et n’hésitant pas à se former en continu, ils prennent des décisions plus rapides et audacieuses. Face aux incertitudes juridiques et fiscales, un nombre croissant de jeunes actifs envisagent désormais de transférer leurs avoirs à l’étranger.

Guillaume Lucchini le confirme dans les colonnes du Figaro. « Nous sommes désormais sollicités par des particuliers qui ont hérité d’un appartement et disposent de 800 000 à 1 million d’euros d’épargne. Jusqu’à présent, c’était inhabituel pour nous. »

Longtemps centrée sur les grands chefs d’entreprise, héritiers ou sportifs de haut niveau, la clientèle de Scala Patrimoine s’élargit désormais aux jeunes cadres et entrepreneurs, souvent mieux formés financièrement que leurs aînés. « Nous voyons arriver des trentenaires, cadres supérieurs ou jeunes entrepreneurs, qui s’informent beaucoup sur Internet et s’interrogent sur l’avenir politique et économique du pays », précise le gestionnaire de fortune.

« Une très mauvaise nouvelle pour le tissu productif français »

L’économie française sous tension

Les discussions autour du projet de loi de finances pour 2026 cristallisent les inquiétudes des entrepreneurs. Entre les incertitudes entourant le pacte Dutreil, la nouvelle taxe sur les « holdings patrimoniales » et l’impôt sur la fortune improductive, nombre d’entre eux révisent leur stratégie d’investissement.

« Pas un jour ne passe sans qu’un entrepreneur ne me contacte pour restructurer son patrimoine », confie Guillaume Lucchini pour le Figaro. Le schéma est souvent identique : des entrepreneurs âgés de 40 à 50 ans, possédant entre 5 et 20 millions d’euros en actions, choisissent de « cash out », c’est-à-dire de revendre leurs parts, pour sécuriser leurs capitaux en Suisse ou ailleurs. « C’est autant de fonds perdus pour le tissu productif français », déplore le gestionnaire parisien.

Selon lui, la menace pesant sur l’avenir du pacte Dutreil – dispositif fiscal exonérant la transmission des entreprises familiales – ainsi que la future taxe sur les « holdings patrimoniales » prévue dans le projet de budget 2026, poussent de nombreux entrepreneurs à « récupérer leur chèque » plutôt qu’à poursuivre l’aventure familiale dans un pays où l’instabilité fiscale rend toute projection à long terme incertaine.


Guillaume Lucchini, associé fondateur du multi family office de Scala Patrimoine

Guillaume Lucchini évoque dans L’essentiel un « exil financier » des épargnants français vers le Luxembourg

Alors que le climat politique et fiscal français continue de susciter interrogations et inquiétudes, le Luxembourg s’impose plus que jamais comme un havre de stabilité pour les investisseurs hexagonaux.

Dans un entretien accordé au journaliste du média luxembourgeois L’essentiel, Thomas Holzer, Guillaume Lucchini, fondateur de Scala Patrimoine, dresse ainsi le constat d’un mouvement croissant d’épargnants vers la place financière du Grand-Duché.

Un phénomène croissant depuis la dissolution de 2024

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, ce phénomène aurait pris une ampleur inédite. « Un exil financier », résume ainsi le fondateur du multi family office Scala Patrimoine, rappelant que la souscription d’assurances-vie luxembourgeoises — longtemps réservée aux grandes fortunes — séduit désormais une clientèle plus diversifiée. « Le Luxembourg est une sorte de pays couteau suisse, qui permet à un investisseur amené à s'établir ailleurs en Europe ou dans le monde de conserver les bénéfices du contrat, ce qui n'est pas le cas pour un produit français », observe-t-il, soulignant « la souplesse et la portabilité de ces contrats, avantages que ne garantit pas la réglementation française. »

Un ticket d’entrée à 250 000 €

Si le ticket d’entrée demeure fixé à 250 000 euros, ce seuil ouvre la porte à de nouveaux profils : entrepreneurs, professions libérales ou héritiers désireux de protéger leur patrimoine dans un environnement plus prévisible. Guillaume Lucchini précise toutefois que l’intérêt véritable de ces contrats se manifeste surtout à partir de 2,5 millions d’euros d’encours, seuil à partir duquel les opportunités d’investissement se déploient pleinement.

Mais que personne ne se méprenne, tout cela est parfaitement légal, puisqu'il ne s'agit pas d'exil fiscal. « La seule obligation est de déclarer ses comptes à l'étranger », conclut Guillaume Lucchini.

Au-delà des chiffres, cette tendance traduit surtout une défiance croissante envers la fiscalité nationale, perçue par certains comme potentiellement « confiscatoire ». En filigrane, c’est bien la recherche de sécurité, de liberté et de cohérence patrimoniale qui pousse ces investisseurs à franchir la frontière.


Guillaume Lucchini est l'invité de BFM Business pour parler de l'assurance-vie au Luxembourg

Guillaume Lucchini sur BFM Business : « L’assurance-vie luxembourgeoise séduit les Français en quête de stabilité »

Invité de l’émission Good Morning Business sur BFM Business, présentée par Laure Closier, Guillaume Lucchini, associé fondateur du multi family office Scala Patrimoine, est revenu sur l’essor spectaculaire de l’assurance-vie luxembourgeoise, dont les souscriptions ont bondi de 54 % depuis la dissolution de 2024.

Laure Closier. Pourquoi les Français montrent-ils un tel engouement pour l’assurance-vie luxembourgeoise depuis la dissolution de 2024 ?

Guillaume Lucchini. La principale raison tient à l’instabilité politique et fiscale qui règne en France. Depuis juin 2024, beaucoup de Français doutent de la direction que prendra la politique nationale dans les prochaines années. La dette publique, déjà à un niveau préoccupant, continue de croître, tandis que les pouvoirs publics peinent à endiguer le déficit budgétaire.

Certains propos tenus récemment par des responsables politiques ont également inquiété les épargnants, notamment l’idée, évoquée par quelques députés, de mobiliser l’épargne privée pour résoudre une équation financière jugée “intenable”. Cette perspective, bien que marginale, a marqué les esprits.

L’instabilité fiscale, elle, reste omniprésente : les débats houleux autour du budget 2026 en sont une illustration. De plus en plus de familles et d’entrepreneurs envisagent aujourd’hui de transférer une partie de leur patrimoine vers des juridictions plus stables, comme le Luxembourg ou la Suisse, reconnues pour leur sécurité politique et financière.

« Oui, il existe une forme d’exode financier »

Laure Closier. Peut-on parler d’un exode financier ?

Guillaume Lucchini. Oui, je le crois. Les flux de capitaux transférés à l’étranger sont significatifs. Les épargnants ont peur de mesures de rétorsion sur leur épargne, comme cela avait été envisagé lors du vote de la loi Sapin II.

La dette publique constitue une autre source majeure d’inquiétude, tout comme l’éventualité d’un changement de majorité politique susceptible de bouleverser le cadre fiscal.

Chez Scala Patrimoine, nous le constatons clairement : avec nos bureaux à Paris et Genève, nous voyons de plus en plus d’entrepreneurs s’interroger sur la protection de leur patrimoine.

Jusqu’à récemment, ce sujet demeurait tabou. Aujourd’hui, il s’exprime ouvertement, signe d’un “ras-le-bol fiscal” grandissant. Les discussions récentes sur une hausse des droits de succession ou un réaménagement du pacte Dutreil, pourtant essentiel à la préservation des entreprises familiales, nourrissent un sentiment d’injustice.

Beaucoup s’interrogent : la France veut-elle encore valoriser ses entrepreneurs ou cherche-t-elle à les faire payer pour combler les déséquilibres budgétaires ?

« L’assurance-vie luxembourgeoise reste soumise à la fiscalité française »

Laure Closier. Les détenteurs d’une assurance-vie luxembourgeoise bénéficient-ils d’un régime fiscal différent ?

Guillaume Lucchini. Non, bien sûr. Une assurance-vie luxembourgeoise reste soumise au droit fiscal français. Autrement dit, la fiscalité applicable est identique à celle d’un contrat détenu en France. La différence réside ailleurs : les capitaux sont déposés dans un État mieux noté sur le plan de la solvabilité, comme le Luxembourg, et bénéficient d’un environnement réglementaire plus protecteur. Cela permet aux épargnants de sécuriser leurs avoirs tout en conservant une transparence totale vis-à-vis de l’administration fiscale française.

Il ne s’agit donc pas d’une pratique “offshore”. Tout résident français peut ouvrir une assurance-vie au Luxembourg, à condition de la déclarer correctement. Ce type de placement ne concerne d’ailleurs pas uniquement les très grands patrimoines, contrairement à l’idée reçue. Même les investisseurs disposant d’un capital plus modeste y voient aujourd’hui une solution de stabilité et de diversification.


Financial Times

Guillaume Lucchini alerte dans le Financial Times sur l’exode des capitaux français

Interrogé par les journalistes du Financial Times, Sarah White et Mercedes Ruehl, Guillaume Lucchini, associé fondateur du multi-family office indépendant Scala Patrimoine, a livré son analyse sur la profonde inquiétude des grandes fortunes françaises face aux turbulences politiques et fiscales que traverse l’Hexagone.

Une instabilité politique persistante

Depuis l’annonce surprise, en juin 2024, de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, la vie politique française a pris des allures d’imbroglio. Les élections législatives qui ont suivi ont accouché d’une chambre fragmentée, éclatée entre blocs antagonistes, où les alliances se font et se défont au gré des intérêts immédiats. Cette configuration rend l’adoption d’une ligne politique claire presque impossible. Le feuilleton du budget 2025 en a donné une illustration éclatante : incapable de rassembler une majorité, le gouvernement a dû recourir à une loi de finances exceptionnelle en début d’année 2025, signe de paralysie institutionnelle.

À cette incertitude s’ajoute la perspective d’un tour de vis fiscal. Le projet de budget 2026, déjà marqué par un déficit public annoncé à 4,6 % du PIB, prévoit de solliciter plus fortement encore les hauts revenus et les détenteurs de patrimoine. Sous l’impulsion de Sébastien Lecornu, fidèle allié du président, l’exécutif envisage à la fois de prolonger la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) et d’instaurer une nouvelle taxe sur le patrimoine financier logé dans les holdings familiales. De quoi nourrir la méfiance des entrepreneurs et des grandes familles qui craignent d’être, une fois de plus, en première ligne pour renflouer les caisses de l’État.

Le Luxembourg et la Suisse, valeurs refuges

C’est dans ce climat d’instabilité politique et fiscale que les grandes fortunes françaises se tournent vers des solutions d’investissement hors de l’Hexagone. Selon Guillaume Lucchini pour le Financial Times, la tendance est nette : « La majorité des actifs que nous gérons ne sont plus en France. En matière de contrats d’assurance-vie au Luxembourg, le mouvement s’accélère réellement. »

Le Luxembourg séduit en effet par son régime d’assurance-vie particulièrement avantageux. Ces contrats offrent une grande souplesse dans la gestion des actifs, une protection renforcée des capitaux grâce au fameux « triangle de sécurité » – qui garantit la séparation stricte entre les avoirs des souscripteurs, la compagnie d’assurance et la banque dépositaire – ainsi qu’un large choix d’investissements accessibles à l’échelle européenne et internationale. Pour les familles fortunées, c’est l’assurance d’une diversification optimale et d’une protection accrue, tout en bénéficiant d’une fiscalité compétitive.

Mais le Grand-Duché n’est pas le seul à attirer ces flux financiers. La Suisse demeure une destination privilégiée. Comme le souligne Lucchini, « une somme folle de capital » y est actuellement transférée. La place helvétique, réputée pour la solidité de son système bancaire et la confidentialité de ses relations clients, conserve un pouvoir d’attraction intact. Au-delà de la stabilité politique et monétaire du pays, la Suisse propose une expertise de gestion de patrimoine parmi les plus sophistiquées au monde, ainsi qu’une palette d’outils de structuration internationale recherchés par les entrepreneurs et les investisseurs.


B Smart TV Patrimoine

Guillaume Lucchini sur B Smart TV pour évoquer la déclaration de revenus

Virginie Roitman (Présidente de l’Ordre des experts-comptables d’Île-de-France) et Guillaume Lucchini (associé fondateur de Scala Patrimoine) étaient les invités de Nicolas Pagniez dans l’émission Smart Patrimoine, diffusée sur B Smart TV. Ce numéro était consacré à un sujet aussi technique que crucial : la déclaration de revenus.

Déclaration préremplie : une fausse sécurité pour les contribuables

Chaque année, l’administration fiscale propose une déclaration de revenus préremplie, reprenant les informations dont elle dispose. Mais attention : ce document, aussi pratique soit-il, est loin d’être infaillible. Il revient à chaque contribuable de vérifier attentivement, de compléter et, si besoin, de corriger les données indiquées.

Guillaume Lucchini alerte les Français qui considèreraient ce formulaire comme une simple formalité administrative. « Il ne s’agit pas d’un document que l’on signe les yeux fermés, explique-t-il au micro de Nicolas Pagniez. Il y a des choix à faire et un réel intérêt à se faire accompagner par un professionnel expérimenté, tel qu’un expert-comptable ou un conseiller patrimonial. »

Parmi les principaux points de vigilance : les sommes versées sur un plan d’épargne retraite (PER). Ces cotisations, déductibles de l’impôt sur le revenu, sont pourtant souvent oubliées. « J’ai eu un client dont les 40 000 euros de versements n’avaient pas été reportés sur sa déclaration. Cela arrive plus souvent qu’on ne le pense », confie-t-il.

D’autant que les contribuables peuvent, dans certains cas, récupérer les plafonds de déduction des années précédentes, ainsi que ceux de leur conjoint ou conjointe.

Concernant les dons philanthropiques ouvrant droit à des réductions d’impôt, le fondateur du Multi family office recommande de prendre contact, en amont, avec les organismes bénéficiaires pour s’assurer d’obtenir la documentation nécessaire à leur déductibilité. « Il faut pouvoir prouver que le don remplit bien les conditions fiscales. »

Flat tax ou tranche marginale : un choix stratégique

Avant d’aborder l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), l’expert rappelle un autre sujet de réflexion essentiel pour les contribuables fortement imposés : le mode d’imposition des revenus du capital. Le choix entre la flat tax (prélèvement forfaitaire unique) et l’imposition au barème progressif peut avoir un impact significatif. Cela mérite donc une étude approfondie, selon les profils et les objectifs patrimoniaux.

IFI : les entrepreneurs retraités appelés à la vigilance

Les contribuables sont soumis à l’IFI lorsque la valeur nette de leur patrimoine immobilier excède 1,3 million d’euros. Sont concernés l’ensemble des biens et droits immobiliers détenus, directement ou indirectement, au 1er janvier. L’impôt est calculé sur la valeur nette. C’est-à-dire après déduction des dettes existantes à cette date, sous réserve de pouvoir les justifier.

Dans cet entretien, Guillaume Lucchini attire également l’attention sur la règle applicable aux biens démembrés. « En principe, la valeur totale du bien entre dans le patrimoine de l’usufruitier. Le nu-propriétaire, quant à lui, n’a rien à déclarer. »

Mais c’est surtout sur le cas particulier des chefs d’entreprise partant à la retraite que l’expert souhaite insister. « Lorsqu’un entrepreneur cesse son activité, les murs, entrepôts ou fonds de commerce dont il est propriétaire cessent d’être considérés comme des actifs professionnels. S’il conserve ces biens dans le but de générer des revenus complémentaires, il devra désormais les réintégrer dans son assiette IFI. Et la note peut, dans certains cas, s’avérer particulièrement salée. »

L'émission Smart Patrimoine sur B Smart TV, Mercredi 21 mai 2025

Le média Citywire a interrogé Guillaume Lucchini sur la fin des rétrocessions

Guillaume Lucchini (Scala Patrimoine) : « Nous avons voulu réinventer le métier de conseil patrimonial »

Fondateur de Scala Patrimoine, Guillaume Lucchini revient pour Citywire sur les onze années d’évolution du multi-family office Scala Patrimoine. Entre expansion internationale, transformation du modèle économique du conseil patrimonial et émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, il partage sa vision d’un métier en pleine mutation.

Citywire. Pouvez-vous nous présenter Scala Patrimoine en quelques mots ?

Guillaume Lucchini. J’ai fondé Scala Patrimoine en 2014. C’est donc à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024 que notre multi-family office a soufflé sa dixième bougie. Aujourd’hui, notre maison est implantée à Paris, avec un bureau idéalement situé rue Royale, à deux pas de la place de la Madeleine. Nous sommes également présents à Marseille, où nous avons élu domicile face au Vieux-Port, et depuis l’été dernier, à Genève, au cœur du quartier des banques. Cette ouverture suisse incarne l’internationalisation de notre activité — un choix stratégique que les récents soubresauts géopolitiques ont pleinement légitimé.

Citywire. Quel est le profil de vos clients ?

Guillaume Lucchini. En tant que multi-family office, notre mission est de défendre les intérêts exclusifs de nos clients, en les accompagnant selon la nature et la complexité de leur patrimoine. Il ne s’agit donc pas d’une question d’âge, mais de besoin.

Dans les faits, notre expertise s’adresse plus naturellement à des entrepreneurs, à des familles confrontées à des enjeux de transmission intergénérationnelle, ainsi qu’aux sportifs de haut niveau. Pour ces derniers, nous avons développé une compétence spécifique adaptée à la brièveté des carrières : structuration, territorialité, droits à l’image, stratégie d’investissement... L’enjeu majeur est d’anticiper l’après-carrière pour assurer une sécurité financière durable à leur famille.

Plus globalement, nos clients recherchent un accompagnement global, à 360°. En ce sens, les banques ne sont en aucun cas nos concurrentes. Bien au contraire, elles sont des partenaires précieux avec lesquels nous coopérons étroitement.

Citywire. Quels sont les enjeux clés liés à votre métier de conseil ?

Guillaume Lucchini. Lorsque j’ai lancé Scala Patrimoine, mon ambition était de transposer en France un modèle de conseil inspiré des pratiques anglo-saxonnes, fondé à 100 % sur des honoraires. Un modèle déjà courant dans le monde des cabinets d’avocats, mais encore marginal dans celui du conseil en gestion de patrimoine.

Nous avons ainsi adopté une approche stratégique axée sur la compétence et la création de valeur. Or, le modèle traditionnel français repose encore largement sur les rétrocommissions versées par les compagnies d’assurance ou les sociétés de gestion. Ce mécanisme, vous en conviendrez, engendre de facto des conflits d’intérêts.

J’ai donc voulu bâtir un modèle transparent, indépendant, libéré de toute pression commerciale, où le conseil prévaut sur le produit. À nos débuts, nous faisions figure d’ovni dans un secteur dominé par l’opacité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Même si une partie du marché résiste encore à cette mutation, une nouvelle génération de professionnels émerge, désireuse de conseiller loyalement leurs clients. Ce mouvement pousse progressivement l’ancien modèle vers la sortie.

Chez Scala Patrimoine, chaque euro gagné a été réinvesti dans le développement des compétences de nos équipes. Bien sûr, il n’est jamais aisé de faire comprendre que le conseil a une valeur — et donc un coût. Il nous revient de démontrer notre valeur ajoutée, d’expliquer, de convaincre, mais aussi d’accepter d’être challengés, comme peuvent l’être les avocats ou les experts-comptables.

Citywire. Et justement, cette nouvelle génération d’entrepreneurs ?

Guillaume Lucchini. Les prochaines grandes fortunes émergeront de plus en plus tôt. Nous l’observons déjà avec une clientèle de plus en plus jeune. Les modèles économiques d’hier — souvent familiaux, hérités de génération en génération — cèdent la place à de jeunes diplômés, sortis d’écoles de commerce ou d’ingénieurs, qui réalisent un exit avant même leur trentième anniversaire, et souhaitent réinvestir intelligemment.

Notre rôle ? Les accompagner dans leur structuration patrimoniale, les aider à réfléchir, à anticiper. Être leur directeur financier externalisé, en somme. Un partenaire de confiance pour les guider dans leurs décisions stratégiques.

Lien vers l'interview, Citywire, Mai 2025

Paris Match : les enjeux de l'expatriation

Paris Match : expatriation et placements financiers, les conseils de Guillaume Lucchini

Changer de pays, c’est embrasser une aventure exaltante… mais ce choix peut profondément bouleverser la gestion de votre patrimoine. Certains produits d’investissement français, par exemple, ne sont pas reconnus à l’étranger. Tandis que les règles fiscales locales peuvent remettre en question votre stratégie financière. Interrogé par les journalistes Léo Monégier et Silvia Simao, Guillaume Lucchini, associé fondateur du cabinet Scala Patrimoine, décrypte les enjeux liés à l'expatriation et livre ses recommandations dans une interview exclusive pour Paris Match.

Expatriation : une analyse au cas par cas s’impose

Tous les expatriés ne partagent pas les mêmes réalités ni les mêmes contraintes, qu’elles soient d’ordre fiscal ou financier. Chaque situation mérite donc une étude personnalisée. « Avant tout départ, il est essentiel d’examiner en détail ses placements afin d’en vérifier la compatibilité avec ses projets de vie. Par exemple, l’ouverture d’un PEA (Plan d’Épargne en Actions) est interdite depuis l’étranger. Toutefois, si ce plan a été ouvert avant le départ de France, il peut être conservé. A la condition cependant de ne pas résider dans un État ou territoire non coopératif sur le plan fiscal », avertit Guillaume Lucchini.

Autre point crucial : la gestion de la résidence principale lors d’un départ à l’étranger. Fiscalement, un bien immobilier perd son statut de résidence principale dès lors que son occupant passe moins de 185 jours par an en France. A fortiori s’il est mis en location. « Cependant, la législation accorde une certaine latitude aux expatriés en leur permettant de vendre ce bien dans un délai d’un an après leur départ, tout en bénéficiant d’une exonération sur les plus-values immobilières », précise le fondateur de Scala Patrimoine.

Le rôle stratégique de l’assurance-vie luxembourgeoise

Si l’assurance-vie reste un pilier de l’épargne en France, son régime fiscal particulier peut entrer en conflit avec celui du pays d’accueil. Une solution existe cependant : l’assurance-vie luxembourgeoise. Elle est plus souple et s’adapte mieux aux contraintes fiscales locales.

« Ce type de contrat, généralement accessible à partir de 250 000 euros, permet d’investir dans la devise de son choix », explique Guillaume Lucchini. Il précise : « Il peut s’agir de l’euro ou d’une autre monnaie. » Il met toutefois en garde : « Chaque pays appliquant ses propres règles, il est essentiel de rester vigilant. » Par exemple, en Espagne, si aucune garantie décès complémentaire n’a été souscrite, le contrat peut être assimilé à un simple compte-titres. Dans ce cas, il perd ses avantages fiscaux.

L’immobilier, un placement toujours prisé dans le cadre d'une expatriation

L’investissement immobilier reste une valeur refuge, même pour les expatriés. Un expatrié bénéficie généralement de revenus confortables. « Cela lui permet d’avoir une capacité d’épargne solide. Pour optimiser ses placements, il peut utiliser l’effet de levier du crédit. En France, les taux fixes sont encore largement disponibles. Contrairement à d’autres pays, ces taux sont attractifs pour ceux ayant une forte capacité d’emprunt. » conclut Guillaume Lucchini.