Le fonds Monacia est géré avec prudence, dans une optique de long terme.

Stéphane de Kermoal (Rothschild & Co AM) : « L’hiver va être un moment de vérité »

Scala Patrimoine a confié à la société de gestion Rothschild & Co AM Europe la gestion d'un fonds patrimonial dédié, le fonds Monacia, qui constitue le cœur de portefeuille de ses clients. Celui-ci est géré avec l’advisory du pôle « gestion financière » de Scala Patrimoine. Au-delà de notre rôle de contrôle dans la gestion du fonds, nous exerçons ainsi une fonction de conseil dans les prises de décisions d’investissement. Les échanges entre nos équipes respectives étant permanents, pour faire les choix les plus adaptées.

Le fonds Monacia nous, en effet, permet de réagir rapidement aux évolutions du marché, car il simplifie le processus d’arbitrage. L’exposition du fonds sur le marché des actions et le marché des obligations peut varier entre 30 et 70 %. Nous avons dans ce cas la possibilité d’utiliser des produits de couverture, afin de stopper l’exposition au marché.

Et la stratégie de gestion déployée ces derniers mois a porté ses fruits. Le portefeuille se positionne parmi les meilleurs de sa catégorie. Monacia est ainsi classé par Quantalys dans le premier quartile en matière de performance, à la date du 31 aout 2022. Stéphane de Kermoal, Responsable pôle investment advisory chez Rothschild & Co Asset Management Europe, vous décrypte la gestion du fonds.

Scala patrimoine. Pouvez-vous nous présenter Rothschild & Co Asset Management Europe ?

Stéphane de Kermoal. Rothschild & Co Asset Management Europe, société de gestion d’actifs du groupe Rothschild & Co, regroupe 150 collaborateurs dans 9 pays européens et compte 23 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Ses expertises sur l’ensemble des zones géographiques et classes d'actifs lui permettent de proposer des solutions d'investissement dédiées, adaptées aux besoins de ses clients, que ce soit en gestion directe ou en architecture ouverte.

Scala Patrimoine a logé au sein de votre société de gestion un fonds patrimonial dédié, le fonds Monacia. Quel est son profil ? Sur quelles classes d’actifs est-il positionné ?

Monacia est un fonds à vocation patrimoniale, diversifié sur toutes les classes d’actifs. Il peut investir sur les 400 fonds analysés et référencés par l’équipe de multigestion de Rothschild & Co Asset Management Europe. Aujourd’hui, Monacia est positionné sur une vingtaine de lignes, offrant ainsi aux investisseurs une grande diversification. Ce fonds a, par ailleurs, un profil prudent. Depuis le début d’année 2020, l’exposition nette aux marchés actions est, en moyenne, de 28 %.

 

« Monacia est positionné sur une vingtaine de lignes, offrant ainsi aux investisseurs une grande diversification »

 

Scala patrimoine. Les marchés financiers ont marqué le pas au cours du premier semestre. Comment gérez-vous le fonds dans ce contexte ? Où est aujourd’hui placé le curseur du risque ?

Notre vigilance à l’égard des marchés précède le déclenchement de la guerre en Ukraine. La remontée de l’inflation dès l’été 2021 nous incitait déjà à la prudence. Les événements en Ukraine n’ont fait qu’accélérer une tendance bien installée. Les premières tensions inflationnistes sont en effet apparues lors de la réouverture post-covid des économies mondiales et causées par un choc d’offre. L’environnement macroéconomique actuel milite à notre sens pour la prudence. Notre exposition nette aux marchés actions est aujourd’hui de 38 %, contre 60% pour l’indice de référence (60% MSCI World NTR + 40% Bloomberg Euro-Aggregate Total Return EUR).

Scala patrimoine. Monacia est investi sur des stratégies décorrélées des marchés financiers, dans le but de réduire le risque global du portefeuille. Comment fonctionnent-elles concrètement ?

Une partie du fonds est, en effet, gérée de façon plus tactique. Nous avons ainsi pris, dès décembre 2021, des positions vendeuses sur les marchés actions et obligataires qui, je le rappelle, ont connu au 1er semestre 2022 leur pire performance depuis près de 50 ans. Nous avons également investi sur des fonds de performance absolue qui présentent des stratégies différentes. Au sein de notre portefeuille, nous avons ainsi Candriam Absolute Return Equity Market Neutral, Fonds alternatif long/short market neutre, BNY Mellon Global Real Return Fund, Fonds multi-stratégies ou encore Helium Fund, Fonds d’arbitrage de fusions et acquisitions. Enfin, nous nous sommes positionnés dès mi-2021 sur un ETF reproduisant la hausse de l'inflation, qui a jusqu’ici parfaitement rempli son office.

 

« Les États-Unis restent un marché incontournable »

 

Scala patrimoine. Quelles sont les thématiques d’investissement les plus pertinentes sur le long terme ?

23% des actifs du fonds sont positionnés sur des thématiques de long terme. Le fonds Monacia est ainsi investi sur le thème de l’agriculture, de l’eau, du bois, de la santé, de l’immobilier durable et de l’impact social. Nos équipes ont également de fortes convictions sur les entreprises des secteurs associés au développement de technologies automatiques et robotiques. Ces investissements représentent des enjeux d’avenir sur lesquels nous décelons un potentiel de croissance assez important et une décorrélation intéressante aux principaux indices.

Scala patrimoine. L’économie américaine marque actuellement le pas. Cette situation entame-t-elle l’attractivité des marchés US ?

Sur le plan économique, les États-Unis sont supposés être entrés en récession technique. Cette situation s’explique notamment par la baisse des stocks et des investissements en immobilier résidentiel. Le retour à une situation de plein emploi et la robustesse de la consommation des ménages ne sont pas cohérents, à notre sens, avec une économie en récession. En augmentant drastiquement ses taux directeurs, la Réserve Fédérale a pour objectif de casser l’inflation - qui est à ses plus hauts en 40 ans - en freinant l’activité, même au prix d’une récession.

Scala Patrimoine. L’économie américaine était aussi clairement en surchauffe, sous l’effet des plans de relance de Donald Trump puis de Joe Biden.

Les États-Unis seront cependant probablement les premiers à sortir de la crise et reprendront très vite le chemin de la croissance. Qu’on le veuille ou non, l’économie américaine est l’une des plus dynamiques au monde. L’innovation et l’esprit d’entreprise y occupent une place prépondérante. Dans le pays de l’Oncle Sam, 5% de la population mondiale crée 25 % de la richesse mondiale (Source : L’Economie américaine – Anton Brender, Florence Pisani. Editions la Découverte 2018) ! Les États-Unis restent donc un marché incontournable.

 

« Nous avons pris, dès décembre 2021, sur le fonds Monacia, des positions vendeuses sur les marchés actions et obligataires »

 

Scala patrimoine. Qu’en est-il des marchés émergents ?

Je distinguerais les pays producteurs de matières premières et ceux qui les achètent. Les premiers se portent très bien. Les seconds, au contraire, pâtissent du renchérissement des cours des matières premières et du dollar. La Chine souffre, quant à elle, de sa stratégie « Zéro Covid-19 » pour lutter contre la remontée des contaminations au variant omicron. Le pays dirigé par Xi Jinping a ainsi mis à l’arrêt des pans entiers de l’économie. Shanghai, premier port du monde, a été notamment confiné pendant plus de 50 jours. Les conséquences sur le commerce mondial ont été très importantes en aggravant les dysfonctionnements sur les chaines d’approvisionnement, mais en alimentant aussi les pressions inflationnistes.

Pour apporter une bouffée d’oxygène à son économie, et en particulier au secteur de l’immobilier qui connaît une grave crise, la Banque de Chine a baissé plusieurs de ses taux. Et à quelques jours du XXe Congrès du Parti Communiste Chinois, Pékin multiplie les mesures de relance.

Scala Patrimoine. Cela peut-il redonner de l'attrait aux marchés émergents ?

Ce contexte nous amène à nous réintéresser petit à petit à la Chine et aux autres pays de l’Asie. Ces derniers vont, à notre sens, profiter du redéploiement des outils de production mondiaux. La crise sanitaire et la guerre en Ukraine ayant montré la vulnérabilité de nos chaines d’approvisionnement et la nécessité de diversifier nos partenaires commerciaux. L’Inde devrait d’ailleurs en être l’un des grands bénéficiaires. Le pays dispose d’une population bien formée, notamment aux nouvelles technologies. Preuve de son attractivité, le géant taïwanais Foxconn, surtout installé à Shenzhen, va y investir près de 20 milliards de dollars pour fabriquer des semi-conducteurs. (Source : Les Echos – 13 septembre 2022).

 

« L’environnement macroéconomique actuel milite pour la prudence »

 

Scala patrimoine. Confiance ou méfiance : quel état d’esprit vous anime pour cette fin d’année ?

L’environnement reste très incertain en raison des nombreux facteurs de risque : l’inflation galopante, la crise énergétique, le resserrement monétaire généralisé, le ralentissement de la croissance mondiale, la pénurie de denrées alimentaires, le changement climatique, la guerre en Ukraine, etc… Nous sommes rentrés dans un Bear Market (marché baissier), ponctué de rebonds techniques en attendant l’arrivée de véritables catalyseurs à la hausse. La fin du conflit en Ukraine en sera un.

Scala Patrimoine. Ces derniers mois, les équilibres géopolitiques ont été bouleversés. Quelles en seront les conséquences ?

On constate ainsi l’émergence d’un front anti-occidental organisé par les Russes et les Chinois. En face l’alliance États-Unis et Europe retrouve une jeunesse, et la construction européenne accélère pour faire face à de nouveaux enjeux. Cette dernière pourrait être mise à l’épreuve dès cet hiver si les Russes ferment définitivement le robinet du gaz.  Les conséquences ne seront alors pas les mêmes pour tous les pays. L’hiver va être un moment de vérité à bien des égards, mais nous restons néanmoins confiants.

 

Source : Rothschild & Co Asset Management Europe – 09/2022
Les informations ci-dessus ne constituent pas un conseil placement ou une recommandation d’investissement. Les allocations et répartitions, géographiques et sectorielles, ne sont pas figées et sont susceptibles d’évoluer dans le temps, dans les limites du prospectus du fonds.
Le niveau de risque de cet OPCVM est de 4 (volatilité comprise entre 5% et 10%) en raison de sa gestion discrétionnaire et de son exposition diversifiée sur les marchés de taux et d’actions internationaux sans contraintes de zones géographiques. Les données historiques utilisées pour le calcul de cet indicateur synthétique pourraient ne pas constituer une indication fiable du profil de risque futur de l'OPCVM. La catégorie de risque associée à l'OPCVM n’est pas garantie et pourra évoluer dans le temps à la hausse comme à la baisse. La catégorie la plus faible ne signifie pas sans risque.
L'OPCVM n’est pas garanti en capital.
Risque de crédit : Risque de dégradation de la qualité du crédit ou risque de défaut d'un émetteur pouvant impacter négativement le prix des actifs en portefeuille.
Risque de liquidité : Risque lié à la faible liquidité des marchés sous-jacents, qui les rend sensibles à des mouvements significatifs d’achat / vente.
La survenance de l’un de ces risques pourra entraîner une baisse de la valeur liquidative de l'OPC.
Pour de plus amples informations sur le profil de risque et ses principaux contributeurs, merci de vous référer au prospectus et/ou au DICI à l’adresse suivante : https://am.fr.rothschildandco.com/fr/nos-fonds/monacia/
Les informations/opinions/données contenues dans ce document, considérées comme légitimes et correctes le jour de leur publication, conformément à l'environnement économique et financier en place à cette date, sont susceptibles d’évoluer à tout moment. Bien que ce document ait été préparé avec le plus grand soin à partir de sources réputées fiables par Rothschild & Co Asset Management Europe, il n’offre aucune garantie quant à l’exactitude et à l’exhaustivité des informations et appréciations qu’il contient, qui n’ont qu’une valeur indicative et sont susceptibles d'être modifiées sans préavis. La présente analyse n’est valable qu’au moment de la rédaction du présent rapport. Les caractéristiques/objectifs/stratégies mentionnés (ci-dessus) sont indicatifs et peuvent être modifiés sans préavis. Rothschild & Co Asset Management Europe ne saurait être tenu responsable d’aucune décision prise sur le fondement des éléments contenus dans ce document ou inspirée par eux.
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Guillaume Lucchini explique où placer sa trésorerie d’entreprise, sur B Smart TV

Comment les entreprises peuvent placer leur trésorerie ? Pour y répondre, le journaliste de B Smart TV, Nicolas Pagniez, a reçu Guillaume Lucchini (Scala Patrimoine) et Mehdi Ali-Larbi (FOBS Family Office) dans l'émission B Smart Patrimoine.

Le contexte économique

Sur fond de crise énergétique et de ruptures des chaines d’approvisionnement, l’inflation atteint aujourd’hui des sommets. Dans la zone euro, l’inflation annuelle s’est établie à 9,1 % au mois d’aout.

Afin de lutter contre cette flambée inflationniste, la banque centrale européenne n’a pas d’autres choix que de remonter ses taux directeurs. L’institution européenne vient d’ailleurs de relever son de taux dépôt de 0 % à 0,75 %, ce qui marque la plus forte hausse de son histoire.

Dans un tel contexte, les entreprises doivent bien étudier leurs besoins et leurs projets de développement avant de placer leur trésorerie sur le long terme.

Ce qu'il faut en retenir

Le développement de l'activité passe devant les questions liées au placement de la trésorerie

- "Pour les PME, les questions liées aux placements de la trésorerie d’exploitation sont finalement peu abordées. Les entrepreneurs étant davantage préoccupés par la gestion de leur business"

- "La trésorerie est une réserve de liquidité que la PME ou l'ETI peut placer à moyen ou long terme. Placer ce cash sur une période inférieure à 6 mois pourrait, selon les cas, avoir peu d'intérêts."

- "Les entreprises bien structurées et dont l’activité est dynamique ont intérêt à conserver leurs lignes de trésorerie pour financer des projets de développement ou réaliser des acquisitions"

Pour battre l'inflation, il faut prendre des risques

- "Avec la remontée des taux, les rémunérations des placements de trésorerie à court terme redeviennent positives. Pour un compte à terme, placé sur 6 mois le taux nominal annuel brut est de 0,601 %. Sur 12 mois, celui-ci est proche de 1 %. Les taux remontent également sur les marchés obligataires. La Société Générale a, par exemple, émise en juillet 2022 une obligation à échéance Juillet 2024 proposant 4 % de rendement."

- « Les performances des placements sans risques et à court terme restent très éloignées des derniers chiffres de l’inflation. "

https://www.youtube.com/watch?v=Ehz2QR9EYok

 


Les Sofica sont des solutions de défiscalisation

Défiscalisation : investir dans le cinéma avec les Sofica

Quel est le point commun entre « L'Arnacoeur », « Titane », Palme d’or au Festival de Cannes, « Le Bureau des Légendes » et « Oggy et les Cafards » ? A priori, pas grand-chose. Et pourtant, toutes ces œuvres ont été financées par … des Sofica.

Créées à l’initiative des pouvoirs publics au milieu des années 80, les Sociétés de financement de l'industrie cinématographique et de l'audiovisuel (Sofica) sont chargées de collecter de l’argent auprès des particuliers afin de financer la production de films et de séries télévisées français.

Investir dans l’industrie audiovisuelle est toutefois rarement rentable. C’est un doux euphémisme. Pour motiver les épargnants à y placer leur argent, les pouvoirs publics adossent donc à ces investissements un avantage fiscal substantiel ! Et le succès est au rendez-vous. Les enveloppes de souscription sont - chaque année - prises d’assaut.

Les Sofica au soutien de l’industrie audiovisuelle française

Disons-le d’emblée, en investissant dans une Sofica, vous ne financerez pas les blockbusters internationaux, comme Star Wars ou Le Seigneur des Anneaux. Les sommes collectées sont destinées à la production audiovisuelle française et principalement « les petits budgets », inférieurs à 8 M€.

Le nombre de véhicules est, par ailleurs, limité par l’État. En 2021, seulement 12 Sofica avaient ainsi bénéficié d’un agrément, les autorisant à collecter 71 M€ au total. Depuis leur création, elles ont tout de même investi 1,9 milliard d’euros et permis de financer 2 800 œuvres.

Des sources de revenus plus diversifiées

Une fois la collecte terminée, la Sofica dispose d'un an pour investir les sommes versées par les épargnants. Mais quelles sont leurs sources de revenus ? En pratique, lorsqu’elle finance une œuvre, la société négocie la perception d’une partie des futures recettes. La Sofica reçoit alors des revenus issus des entrées en salle, des ventes internationales, des DVD ou encore de la vente des droits aux Chaines TV.

Et depuis quelques années, les plateformes de streaming (Netflix, Amazon Prime …) se placent parmi les principaux acheteurs de contenus audiovisuels. Surtout que depuis le 1er juillet 2021, elles sont dans l’obligation de financer le cinéma français. 20 à 25% de leur chiffre d’affaires réalisé en France doit être réinvesti dans cette économie. Une véritable aubaine pour le secteur !

Un dispositif de défiscalisation 

Malgré tout, acquérir des parts de Sofica présente un risque de perte en capital. Pour en masquer les effets, le législateur permet donc aux investisseurs de bénéficier d’un avantage fiscal très important. Ces derniers disposent, en effet, d’une réduction d’impôt à hauteur de 48% (1) du montant de leur souscription, en contrepartie d’un blocage des fonds pour une durée comprise entre 5 ans (2) et 10 ans. Et si les contribuables venaient à céder leur part avant 5 ans, l’avantage fiscal serait remis en cause.

Les contribuables étant, par ailleurs, dans l’obligation d’investir au moins 5 000 € pour bénéficier de l’avantage fiscal.

Si la réduction d’impôt est applicable dès la première année, l’avantage fiscal est cependant :

- limité au plus faible des deux montants suivants : 25 % du revenu net global et 18 000 €, soit une réduction maximale de 8 640 € ;

- intégré à un plafonnement global des niches fiscales spécifique de 18 000 €, commun avec le dispositif Girardin outre-mer (au lieu de 10 000 € pour les autres dispositifs de défiscalisation).

Gardez également à l’esprit que lorsque la somme des avantages fiscaux de l’année dépasse ces montants, l’excédent est perdu et ne peut être reporté sur les impôts des années suivantes.

Pour toutes ces raisons, ce dispositif de défiscalisation s’adresse exclusivement aux personnes les plus fortement imposées, dans une optique de diversification de leur patrimoine.

L’œil de Scala Patrimoine

Le capital placé dans une Sofica n’étant pas garanti, loin de là. Historiquement, les gains retirés d’un tel investissement viennent exclusivement de l’avantage fiscal acquis lors de la souscription.

Selon les cas, le souscripteur récupère entre 60 % et 70 % des sommes engagées. Le rendement de ce dispositif de défiscalisation étant limité à 4 % ou 5 % par an, avantage fiscal compris.

Leur succès est, cependant, tel que l’accès aux Sofica demeure toutefois limité. Chaque année, seule une dizaine de véhicules sont agréés par le ministère du Budget.

N’hésitez pas à nous solliciter très rapidement, avant la fin du mois d’octobre, si vous souhaitez réserver votre investissement.


Les marchés financiers prouvent une nouvelle fois leur dépendance aux décisions des banques centrales.

Le rendez-vous des marchés financiers - Septembre 2022

Marchés financiers : les points clés

  • Les marchés financiers ont souffert. Jerome Powell a douché l’enthousiasme des investisseurs en réitérant sa volonté d’accélérer la politique de resserrement monétaire de la Fed ;
  • Les relations entre l’Europe et la Russie se détériorent. Le pays dirigé par Vladimir Poutine a réagi aux sanctions prises par l’Union européenne en fermant le gazoduc Nord Stream 1. Les pays européens se préparent donc à vivre une grave crise énergétique.
  • La Chine n’a pas apprécié la visite de l’Américaine Nancy Pelosi à Taiwan, c’est un euphémisme. En réponse, l'agence officielle chinoise Xinhua a publié un communiqué demandant aux « politiciens américains de cesser de jouer avec le feu sur la question de Taïwan. »

Un été difficile pour les marchés financiers

L'inflation, ennemi numéro 1

L’inflexibilité de la banque centrale américaine a pesé sur le moral des investisseurs. Les marchés financiers craignent, en effet, que sa détermination à lutter contre l'inflation vienne fragiliser la croissance économique mondiale. Et ce n’est pas le discours de Jerome Powell, lors du Symposium annuel réunissant un panel de banquiers centraux mondiaux à Jackson Hole, qui va calmer les inquiétudes. Le président de la Fed ayant laissé clairement entendre que le resserrement monétaire serait plus long et plus important que prévu.

La réaction des investisseurs ne s’est pas fait attendre. Les principaux indices boursiers sont orientés à la baisse. Choc inflationniste, conflits géopolitiques, ralentissement de la croissance et goulot d’étranglement sur les chaines de production … les raisons de s’inquiéter sont, il est vrai, très nombreuses. Ce constat vaut particulièrement pour le Vieux-Continent, très dépendant du gaz russe. Surtout qu’après six mois de guerre en Ukraine, aucun signe de cessez-le-feu n’est venu éclaircir l’horizon.

Résultat, l'indice MSCI World a baissé de 4,1 % au cours du mois d’août. Sans surprise, ce sont les marchés européens qui ont le plus souffert de la situation. À l’inverse, les marchés émergents retrouvent quelques couleurs, après plusieurs mois difficiles.

Les marchés obligataires ont, quant à eux, subi de plein fouet la hausse des rendements souverains. La dette des marchés émergents et les obligations européennes à haut rendement ont, de leurs côtés, surperformé.

Performance des principaux indices pour le mois d’août et depuis le début de l’année civile, sur les marchés financiers :

– Europe -5.15% sur le mois d’août, -18.17% YTD

– Marchés émergents 1.44% sur le mois d’août, -8.75% YTD

– États-Unis : -2.90% sur le mois d’août, -6.16% YTD

– Japon -1.50% sur le mois d’août, -8.26% YTD

– Obligation euro : -4.87 sur le mois d’août, -12.95% YTD

– Obligation US : -1.46% sur le mois d’août, 0.93% YTD

Le mauvais temps boursier n’épargne aucune valeur. Même les sociétés de croissance les plus emblématiques sont touchées. Depuis le début de l’année civile, Amazon a perdu près de 25 %, Microsoft a cédé 24 % tandis que L’Oréal abandonne près de 21 %.

Europe : The winter is coming

Le spectre d’une crise énergétique

Pour reprendre le nom du premier épisode de la mythique série « The Game of Thrones », l’hiver vient. Et avec lui, le spectre d’une pénurie d’énergie et d’un rationnement en Europe, et notamment en France.

Témoin des inquiétudes européennes, le prix de l’électricité (marché à terme pour 2023) a littéralement explosé. En France, celui-ci a atteint les 1 000 € le mégawatt-heure. Il était de « seulement » 85 € en septembre 2021. Pour contrer cette envolée, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire plafonnant à 4 % l'augmentation des tarifs de l'électricité. Le coût de cette mesure mise en place à l’automne dernier ? 24 Md€ ! Le renchérissement très violent du prix de l’énergie devrait avoir un impact encore plus important sur les comptes publics au cours des prochains mois. Dans ces conditions, maintenir le bouclier tarifaire en l’état apparait, sur le plan financier, difficilement tenable.

En ce sens, Emmanuel Macron prépare un plan de sobriété « dans lequel il sera demandé à tous nos compatriotes de s'engager et de conclure un plan de délestage sur le gaz et l'électricité avec nos entreprises ». Cet effort a pour objectif d’éviter une rupture d’approvisionnement de sites sensibles comme les hôpitaux ou les écoles.

Europe Vs Poutine

Hélàs, la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines semaines. Vladimir Poutine ayant décidé de jouer avec les nerfs des gouvernements européens, pour se venger des sanctions prises à l’encontre de son pays. Dans un premier temps, il a ainsi fait suspendre le gazoduc Nord Stream pour « maintenance » avant de le fermer définitivement. Une annonce qui a eu l’effet d’une bombe sur les marchés des matières premières. Le prix du gaz s’est, en effet, envolé de 30 % en seulement quelques heures.

Heureusement, l’Union européenne a pris les devants en se constituant un stock de gaz conséquent. Près de 80% des besoins hivernaux étant, à ce jour, couverts.

Le PIB de la zone euro résiste

Le PIB de la zone euro pour le deuxième trimestre vient d’être publié. Les mesures budgétaires déployées par l’Union européenne écartent - pour l’instant - le spectre d’une récession. L’augmentation du PIB de 0,7 % en rythme trimestriel cache toutefois d'importantes divergences entre les États membres. L’économie des pays du sud, l’Italie et l’Espagne en tête ont plutôt bien résisté. A contrario, l'économie allemande, extrêmement dépendante des importations de gaz russe, s'est grippée.

Il ne faut toutefois pas attendre de miracles. Les risques de récession restent élevés, comme le montre la faiblesse de l'euro, qui est tombé sous la parité avec le dollar américain, et celle de l’activité globale qui s’est de nouveau contractée.

Liz Truss, nouvelle première ministre du Royaume-Uni

Liz Truss, l’ancienne ministre des Affaires étrangères a été choisie pour succéder à Boris Johnson comme Première ministre du Royaume-Uni. Les membres du parti conservateur l’ont préféré à Rishi Sunak, auparavant ministre des Finances. C’est la troisième femme à occuper le poste de chef du gouvernement au Royaume-Uni, après Margaret Thatcher et Theresa May. Connue pour son franc-parler, elle avait fait campagne pour le « non » lors du référendum sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), en 2016, avant de se raviser lors de son arrivée dans le gouvernement de Boris Johnson. Depuis ce jour, elle est devenue une partisane du Brexit et s’est montrée particulièrement rigide dans ses négociations avec l’Union européenne.

Ses débuts au 10 Downing Street s’annoncent animés. Selon la Banque centrale britannique, le pays devrait entrer en récession au quatrième trimestre.

Jerome Powell allume la mèche sur les marchés financiers

La Fed durcit (encore) le ton

Comme chaque année, à la fin de l’été, les banquiers centraux du monde entier se réunissent pour échanger avec des économistes et des politiques lors d’un Symposium à Jackson Hole (USA). Jerome Powell, le président de la Fed, y a fait un très rapide discours, moins de dix minutes montre en main. Il ne lui en a cependant pas fallu beaucoup plus pour mettre le feu aux poudres. Dans la lutte opposant les Dove (Colombe) et les Hawk (faucon), il a définitivement pris le parti de ces derniers. Autrement dit, il s’est positionné en faveur d’un resserrement drastique de la politique monétaire orchestrée par la Fed : « Nous utiliserons vigoureusement tous les moyens disponibles pour lutter contre l’inflation galopante. La stabilité des prix est la responsabilité de la Réserve fédérale et constitue le fondement de notre économie. »

Le 8 septembre, la Fed devrait ainsi augmenter de 75 points de base ses taux directeurs, portant les taux dans une fourchette de 3 % à 3,25 %. Le rythme du resserrement quantitatif est, quant à lui, multiplié par deux ce mois-ci. Un arsenal de mesure qui doit permettre de stopper la spirale inflationniste, flashé à 8,5 % en rythme annuel.

Heureusement, les États-Unis peuvent compter sur leur incroyable résilience économique.

Malgré la récession technique (deux trimestres consécutifs de croissance économique négative) dans laquelle le pays de l’Oncle Sam est tombé, les chiffres de l’emploi continuent à impressionner. Les créations d’emplois dans le secteur agricole ont dépassé la barre des 500 000. Un chiffre bien supérieur aux anticipations des économistes. Le taux de chômage américain se situe aujourd’hui à 3,5 %. De quoi faire rêver un grand nombre de pays européens.

Une loi pour le climat

Les États-Unis ont adopté cet été l’Inflation Reduction Act : une loi favorisant les investissements dans la production de semi-conducteurs sur le territoire américain, mais comportant également un paquet de mesures destiné à accélérer la transition climatique. 160 milliards de dollars vont ainsi être dirigés vers la génération d’électricité décarbonée.

Portée par Joe Biden, cette loi devrait permettre aux USA de s’approcher de l’objectif d’une baisse de 50 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2005 et 2030, sans toutefois l’atteindre.

Parmi les mesures les plus emblématiques, on notera notamment l’instauration :

- de crédits d’impôt lié aux énergies propres, éolien, biomasse et solaire, ainsi que pour la séquestration de carbone (l’usine doit capturer au moins 50 % de leur émission de Co2) et en faveur de la production d’hydrogène vert ;

- d’une récompense pour les entreprises qui réduiront leur émission de méthane ;

- de la constitution d’une banque verte qui cofinancera des projets d’énergie renouvelable ;

- d’une aide pour l’achat de véhiculer électrique.

Taiwan : la poudrière du pacifique ?

Sur le plan géopolitique, la guerre opposant l’Ukraine et la Russie est peut-être un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre à Taiwan. La Chine se montrant particulièrement déterminée à récupérer ce petit état insulaire situé à 180 km à l’est de ses cotes.

Une action qui pourrait avoir un impact majeur sur le marché hautement stratégique des semi-conducteurs. Marché pour lequel Taiwan est dans une situation de quasi-monopole. Mais les États-Unis font partie, depuis très longtemps, de leurs alliés stratégiques. La visite de courtoisie de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, à Taiwan a été vue comme une véritable provocation par la Chine.

Peut-on cependant espérer un apaisement de leur relation dans les mois à venir ? Ce scénario semble très peu probable. Les États-Unis se préparent, en effet, à vendre pour plus d’un milliard de dollars des missiles et radars à Taiwan.

La question chinoise

Le 20e congrès du Parti communiste chinois qui se tiendra le 16 octobre prochain est particulièrement attendu. Le programme s’annonce comme sacrement épicé ! La politique stricte menée par l’État chinois pour lutter contre la propagation du Covid-19 a anesthésié l’économie chinoise, désormais loin de ses standards habituels. Les statistiques macroéconomiques déçoivent. Les ventes au détail ne sont pas aussi élevées qu'attendu, tandis que l'activité dans le secteur des services manque de souffle. Autre mauvaise nouvelle, l’affaissement du secteur technologique. Le gouvernement chinois ayant souhaité limiter le pouvoir des plus grands acteurs du pays (Alibaba, Tencent, Xiaomi …), ces derniers ne sont plus en mesure de jouer le rôle de moteur. Pire, ils ont même commencé à procéder à des licenciements.

Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, devra aussi apporter des réponses à la grave crise de l’immobilier. Ces difficultés ont d’ailleurs déclenché une vague de boycott dans le pays. Des milliers d’acquéreurs ont refusé de payer les échéances mensuelles liées à leur prêt hypothécaire, en raison des retards (ou dans certains cas des suspensions) de la livraison de leur logement, consécutifs à l’arrêt de plusieurs chantiers de construction.

Pour éteindre l’incendie, la Banque populaire de Chine (PBoC) a de nouveau assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur. De nouvelles mesures, d'une valeur de 1 000 milliards de yuans, vont également être déployées pour soutenir l'économie.

Ajoutez à cela la visite de Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants des États-Unis, à Taiwan, et vous comprendrez que Xi Jinping est attendu au tournant.

Les convictions de Scala patrimoine sur les marches financiers

Alors que les données économiques d'août étaient mitigées, le message belliciste de la Fed a nui aux marchés financiers. Les inquiétudes concernant l'impact de la crise énergétique en Europe ont également pesé sur les rendements.

Dans ce contexte, où rechercher les opportunités sur les marchés financiers ?

La croissance asiatique et les thèmes d’investissement ESG pourraient être intéressants sur le long terme, après la récente baisse des marchés financiers. Nous avons ainsi intégré dans nos portefeuilles des investissements sur la thématique de l’eau et du bois, mais aussi pris des positions sur la robotisation et la digitalisation.

À cause de la crainte de l’inflation et de la hausse des taux, nous pensons que les produits de taux protégeront moins les portefeuilles.

Enfin, nous conservons une allocation aux investissements alternatifs pour 30% du portefeuille. Nous nous sommes à cet effet positionnés sur des fonds Long/Short neutres aux marchés, sur des fonds de stratégies décorrélées des marchés financiers (fusions/acquisitions, fonds de performances absolues) et sur l’inflation que nous renforçons progressivement. La dette privée et le private equity offrent aussi des opportunités sur le long terme, à condition d’être sélectif.